La Corée du Sud a accueilli avec prudence les annonces de Pyongyang. Le gouvernement « évalue de façon positive » le communiqué commun de Pyongyang et de Hyundai, a réagi le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, Chun Hae-sung. Mais il s'agit d'un accord « obtenu au niveau civil. Nous avons besoin d'accords au niveau des autorités pour mettre ces accords en application », a relativisé Séoul.
Selon le communiqué, les voyages des Sud-Coréens à destination du mont Kumgang, sur la côte est, et de la ville historique de Kaesong, sur la côte occidentale, reprendront prochainement. La Corée du Nord accordera davantage d'autorisations aux touristes sud-coréens pour se rendre au mont Kumgang. Séoul avait suspendu les visites sur ce site quand des militaires avaient tué en juillet 2008 une Sud-Coréenne qui s'était introduite dans une zone militaire. Pyongyang a également décidé de lever les contrôles aux frontières pour les hommes d'affaires et les touristes. Selon l'accord, le Nord autorisera également plus souvent les rencontres entre les familles des deux pays séparées depuis la guerre de 1950-1953. Certaines pourraient avoir lieu dès la fin octobre.
Pour Kim Yong-hyun, chercheur à l'Université Dongguk de Séoul, le Nord a réalisé qu'entretenir l'hostilité avec le Sud constituait un obstacle à une amélioration de ses relations avec les États-Unis. « Sous le coup des sanctions de l'ONU, le Nord a aussi des raisons économiques de reprendre des échanges avec le Sud », selon l'universitaire.
Signe des tensions cependant toujours vives, Pyongyang a annoncé avoir placé son armée en état d'alerte avant le début hier de manœuvres américano-sud-coréennes et qu'il riposterait par tous les moyens, y compris nucléaires, à toute « provocation militaire ».


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