« Nous lançons cet appel malgré nos réserves sur la formule gouvernementale proposée qui, à la lumière des données et circonstances actuelles, apparaît comme un cadeau piégé pavant la voie à une arène dans laquelle prévaudront les polémiques, les tiraillements et les crises », précise le texte du communiqué.
Le parti affirme sa préférence pour une équipe homogène, qui gouverne selon le principe de la solidarité au sein de l'Exécutif et exerce le pouvoir en toute transparence, sous contrôle du Parlement, chargé de demander des comptes, selon les rouages prévus par la Constitution.
« C'est de cette manière que peut fonctionner un régime parlementaire démocratique. Cela n'est possible que dans le respect de la volonté des électeurs », ajoute le texte.
À ceux qui ne cessent de répéter que le Liban n'est gouvernable que sur la base du principe de la participation, le PNL demande : « Le renouvellement du mandat d'un président de la Chambre appartenant à l'opposition ne suffit-il donc pas à préserver les droits de cette dernière et faire preuve de la volonté (de la majorité) de consacrer le principe de la participation et de l'entente ? » « Quel mal y a-t-il donc à ce que des chiites de la majorité soient représentés au gouvernement, répondant ainsi aux requis de la démocratie sans pour autant vider les élections de leur sens ? » s'interroge encore le parti.
S'adressant à « tous ceux qui font la promotion de Damas », le PNL affirme que « le retour en arrière est interdit », se prononçant « pour des relations entre deux États indépendants et entièrement souverains ».
« Il est également interdit de profaner le sang des martyrs tombés dans la bataille de la récupération de la souveraineté du Liban. Au moment où le monde entier a témoigné de l'injustice des voisins et des maintes violations commises par eux, ces derniers n'ont même pas pris la peine à ce jour de présenter leurs excuses. »
Et le parti de relever enfin la « lenteur » dans le processus de délimitation des frontières, plus particulièrement dans la région des fermes de Chebaa qui, relève le communiqué, constituent « un prétexte pour garder le Liban perméable aux conflits et le transformer en une carte de négociations entre les forces régionales en présence ».
Et de conclure : « La crédibilité du régime syrien est en jeu. Il lui est demandé aujourd'hui de présenter des preuves de ses bonnes intentions à l'égard du Liban au lendemain de sa seconde indépendance, sachant notamment que ceux qui lui sont fidèles ne font que promouvoir le concept de la page tournée. »

