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Moyen Orient et Monde - Caucase

En Abkhazie, Poutine défie la Géorgie

Poutine défie la Géorgie en assurant l'Abkhazie du soutien militaire de la Russie.
L'Ukraine a accusé hier le Kremlin de « complexes impérialistes », répliquant à une violente attaque du président russe, Dmitri Medvedev, contre Kiev, que les analystes ont perçue comme une tentative d'influencer la campagne présidentielle ukrainienne. « Malheureusement, la jeune direction russe devient l'otage de vieux complexes impérialistes qui la poussent à chérir l'image de l'ennemi extérieur et à remplacer un dialogue d'égal à égal par un langage d'offenses et de menaces », selon la déclaration signée de Vira Ouliantchenko, chef de l'administration présidentielle. Il s'agit de la première réaction ukrainienne officielle après la publication mardi de la lettre du président Medvedev à son homologue ukrainien, Viktor Iouchtchenko. M. Medvedev avait accusé, pêle-mêle, Kiev de vente d'armes à la Géorgie, de vouloir adhérer à l'OTAN et d'avoir mené des pourparlers énergétiques séparés avec l'Union européenne. Il avait aussi annoncé le report sine die de l'envoi d'un nouvel ambassadeur russe à Kiev.
La déclaration de M. Medvedev a été interprétée en Ukraine comme une tentative du Kremlin d'influer sur la présidentielle ukrainienne du 17 janvier 2010, pour laquelle le dirigeant de l'opposition prorusse Viktor Ianoukovitch est actuellement le mieux placé. M. Ianoukovitch, alors candidat du pouvoir ouvertement soutenu par Moscou, avait été sur le point de devenir président lors de la précédente élection en 2004, mais sa « victoire » avait été finalement annulée par la justice pour fraudes massives. L'ascension à la présidence de son rival Viktor Iouchtchenko, opposant pro-occidental à l'époque, avait été perçue comme une gifle par Moscou, dont les relations avec Kiev n'ont cessé de se dégrader depuis. L'ambassade russe en Ukraine a, pour sa part, nié tout lien entre la déclaration de M. Medvedev et la présidentielle en Ukraine.
D'autre part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a promis à l'Abkhazie tout le soutien militaire et financier dont elle pourrait avoir besoin, lors d'une visite hier dans ce petit territoire géorgien dont Moscou a reconnu l'indépendance au grand dam de Tbilissi. Elle intervient moins d'une semaine après les célébrations liées au premier anniversaire du conflit ossète, sur fond de tensions exacerbées entre Moscou et Tbilissi, qui s'accusent mutuellement de « provocations » à la frontière. M. Poutine y a employé un ton offensif à l'encontre de la Géorgie, prévenant à l'issue de ses entretiens avec les responsables locaux « qu'il n'y aura pas de retour à la situation des années précédentes ». Il a fait savoir que les observateurs de l'ONU ou de l'OSCE ne seraient admis à patrouiller dans la région que si leurs organisations acceptaient de reconnaître l'indépendance du territoire. Avant son arrivée à Soukhoumi, M. Poutine avait déclaré à des médias abkhazes qu'il ne pouvait pas exclure un nouveau conflit avec la Géorgie tant que le président Mikhaïl Saakachvili serait au pouvoir.
Le voyage de M. Poutine a été vivement condamné à Tbilissi, où le ministère des Affaires étrangères a fait part de ses « vives protestations face à cette nouvelle tentative de déstabiliser la situation et de faire monter la tension dans le Caucase ».

L'Ukraine a accusé hier le Kremlin de « complexes impérialistes », répliquant à une violente attaque du président russe, Dmitri Medvedev, contre Kiev, que les analystes ont perçue comme une tentative d'influencer la campagne présidentielle ukrainienne. « Malheureusement, la jeune direction russe devient l'otage de vieux complexes impérialistes qui la poussent à chérir l'image de l'ennemi extérieur et à remplacer un dialogue d'égal à égal par un langage d'offenses et de menaces », selon la déclaration signée de Vira Ouliantchenko, chef de l'administration présidentielle. Il s'agit de la première réaction ukrainienne officielle après la publication...
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