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Lifestyle - Rencontre

Marie-Hélène Crombé-Berton, une amie du Liban

L'expression est galvaudée et, pourtant, Marie-Hélène Crombé-Berton est une véritable amie du Liban. Membre du Mouvement réformateur et sénatrice belge, elle aime notre pays et en parle parfois mieux que certains de nos concitoyens...
La belle dame était de passage parmi nous pour une visite privée d'une semaine, où elle a pris le temps de retrouver des amis, renouer des contacts professionnels et rencontrer hors projecteurs certains hommes politiques qui font des vagues en ce moment. Les personnes qui l'ont côtoyée de près et qui savent toute l'énergie qu'elle dépense chez elle en Belgique et auprès de la Communauté européenne pour le Liban avouent que Marie-Hélène Crombé-Berton, membre de la commission des relations extérieures et des finances et vice-présidente de la commission de la justice, membre du groupe interparlementaire Belgique-Liban, « est toujours là au moment des grands tournants politiques et fait en sorte de promouvoir les vraies valeurs du pays du Cèdre.
Marie-Hélène Crombé-Berton, le regard bleu vert, un regard généreux sur le monde, et à la fois objectif et poétique sur le monde politique international, est tombée en amour pour ce petit pays de 10 452 km2. Pour cette visite, elle avoue être là pour « prendre la température et relayer chez moi ma perception de ce qui se passe ici. Je suis un peu votre porte-parole en Belgique ! », dit-elle en riant... « Vous avez, souligne-t-elle, une force de vie que personne ne pourra enlever. Tous les problèmes du Moyen-Orient sont concentrés sur cette bande de terre qui a servi de terrain de bataille à tous. »
Son premier passage date d'avril 2008, elle s'en souvient, comme de la tension papable qui fut malheureusement justifiée le mois suivant. « Puis je suis revenue en juillet, c'est-à-dire "après". Pour la première fois de ma vie, j'ai rencontré la guerre, des hommes armés, la peur. Je mesure aujourd'hui le prix de la paix, malheureusement trop souvent banalisée en Europe et ailleurs. Nous sommes des blasés de la démocratie. »

Introductions
C'est de la télévision publique d'abord - elle fut la très jeune présidente du conseil d'administration de la RTBF, « la première femme à ce poste » -, puis de l'univers de la finance et du droit, étrange mélange, que vient Marie-Hélène Crombé-Berton. « Je suis passée d'une science exacte, ma formation de juriste fiscaliste, à la politique, qui est l'art du possible. » Recrutée par le Mouvement réformateur, le parti libéral belge, pour suivre les dossiers financiers et fiscaux, elle est peu à peu séduite par ce goût de la politique qu'elle découvre. « On ne peut pas s'intéresser à la finance sans suivre de près le prix du baril de pétrole et... la situation dans la région. » Sa collaboration avec Louis Michel, qui fut ministre des Affaires étrangères et commissaire européen au développement et à l'aide humanitaire, lui insuffle « le goût du monde et de la différence ». « Je suis une grande affective, poursuit-elle. En politique, je dis toujours qu'il faut avoir une mémoire d'éléphant, une langue de vipère, un caractère de chameau, à la fois sobre et fier, et une peau de crocodile. Je n'y suis pas encore arrivée, mais j'apprends ! Il n'y a pas de vérité en politique. Les politiciens doivent savoir qu'ils ont un budget crédibilité et qu'ils doivent en faire le meilleur usage. »

Analogie
« Mon intérêt pour le Liban, ce laboratoire du Moyen-Orient, vient également de la similitude entre nos deux pays. Deux communautés, deux cultures qui se regardent comme des chiens de faïence et refusent le dialogue. Un dialogue indispensable, certes difficile, mais pas impossible. En Belgique, il n'y a heureusement pas de faction armée, ni d'influences extérieures... Nous sommes un pays laïc, selon un principe de droit international, qui se doit de respecter les confessions et les philosophies de chacun, mais dans le cadre d'une intégration intelligente. Nous nous devons donc d'être fermes sans provoquer. » Son poste de sénateur, comme toute autre fonction, l'intéresse pour ce qu'elle peut en faire. « Je peux être confortablement installée, abuser des tapis rouges qu'on déroule à mes pieds, traverser le miroir aux alouettes. Ce monde peut être plein de faux-semblants. Je voudrais être là où je peux me sentir utile. »
Arrivée au bout d'un séjour court mais enrichissant, car la sénatrice a beaucoup vu, écouté, senti, elle confirme son attachement au Liban. « Les Belges n'ont plus ce sentiment d'appartenir à un État. Ils n'ont plus de nationalité. Le Libanais a son pays dans sa chair et dans son sang. Même à l'étranger, il existe toujours un Libanais dans le monde. C'est une force extraordinaire. Vous possédez une culture de la vie qui n'existe nulle part ailleurs, parce que constamment confrontés à la mort. Nous vivons sous un parapluie qui nous protège, mais nous empêche de voir le soleil. Ce que le Liban a réussi à faire après mai 2008, et surtout les élections démocratiques, c'est exemplatif d'un peuple déterminé. Mais maintenant, avec la création d'un gouvernement d'intérêt national et général, il faut faire attention à ne pas reculer. »
Elle a le mot pour le dire, Marie-Hélène Crombé-Berton, également auteur d'une fiction romantique, La lettre à Élie, chronique d'un amour sur fond de pouvoir. « Je suis féminine, précise-t-elle, pas féministe  ! »
Et de conclure, en citant Gide : « « Il faut suivre sa pente en la remontant. Et c'est ce que vous faites, au quotidien... »

La belle dame était de passage parmi nous pour une visite privée d'une semaine, où elle a pris le temps de retrouver des amis, renouer des contacts professionnels et rencontrer hors projecteurs certains hommes politiques qui font des vagues en ce moment. Les personnes qui l'ont côtoyée de près et qui savent toute l'énergie qu'elle dépense chez elle en Belgique et auprès de la Communauté européenne pour le Liban avouent que Marie-Hélène Crombé-Berton, membre de la commission des relations extérieures et des finances et vice-présidente de la commission de la justice, membre du groupe interparlementaire Belgique-Liban, « est toujours là au moment des grands tournants politiques et fait en sorte de promouvoir les...
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