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Culture

Un village bourguignon au centre de l’art optique et de ses illusions

Mobiles simulant le mouvement, tableaux lumineux aux contrastes trompeurs... Le village bourguignon de Marcigny et ses 1 700 habitants, au cœur du Charolais, accueillent, jusqu'au 8 novembre, l'exposition Frank Popper d' « art optique et lumino-cinétique », écrit Gérard Dubus, de l'AFP.
C'est la première fois que les pièces maîtresses du collectionneur et critique d'art Frank Popper sont exposées ensemble en France, fait valoir sa fondation, le Centre d'art contemporain Frank Popper, délocalisée de Paris en Bourgogne en 2006.
Une collection consacrée à l'art optique, ou « Op art », courant artistique des années 1960 qui joue sur les illusions d'optique, à la manière de Maurits Cornelis Escher et de sa gravure la plus célèbre du « mouvement perpétuel » ou de Victor Vasarely considéré le chef de file de l'Op art dès 1944.
Au total, une trentaine d'œuvres de 25 « artistes optiques », européens et américains essentiellement, sont présentées dans les bâtiments de l'ancienne abbaye clunisienne, en cours de rénovation, qui accueille le centre Popper.
Les œuvres d'art optique « sont généralement abstraites, en noir et blanc, et donnent l'impression de mouvement, d'éclat de lumière et de vibration », explique Georges Silva, le directeur du centre, en faisant visiter cette exposition.
On y découvre, dans deux salles dont une entièrement plongée dans l'obscurité, une œuvre de l'Israélien Yaacov Agam, figure maîtresse de l'art optique, ou encore une série de cinq sérigraphies de l'artiste hongroise Vera Molnar.
Chaque sérigraphie est composée de quelque 800 rectangles identiques, qui donnent cependant l'impression d'être de teintes différentes, du noir au gris perlé, par la simple différence de couleur du fond sur lequel ils sont plantés serrés. Un fond qu'on ne remarque qu'en approchant.
Face au tableau du Français Jean Dewasne, composé d'arcs de cercle bleus sur fond blanc et rouge, le visiteur a l'impression que les arcs ondulent, faisant ressortir le bleu ou le rouge selon les individus.
Dans celui du Vénézuélien Carlos Cruz-Diez, des stries verticales composées d'une combinaison de gris, de vert, de mauve, de rouge, de noir et de blanc, seules les deux dernières couleurs ressortent, par un subtil jeu de reflets sur des lamelles en relief.
Parvenu à la salle obscure, le visiteur est frappé par une œuvre de « l'artiste-ingénieur » américain Franck Molina, une source lumineuse placée derrière un disque tournant qui laisse deviner des nébuleuses semblables à des images de l'espace cosmique.
« Cette collection est le fruit, sur près de cinquante années, de rencontres amicales, intellectuelles et affectives partagées avec les 25 artistes représentés ici », explique à Marcigny M. Popper, aujourd'hui âgé de 91 ans.
Dès 2010, le centre accueillera « une résidence d'artistes dont l'objectif sera de réaliser une création originale et d'initier le public à l'art», annonce son directeur Georges Silva.

Mobiles simulant le mouvement, tableaux lumineux aux contrastes trompeurs... Le village bourguignon de Marcigny et ses 1 700 habitants, au cœur du Charolais, accueillent, jusqu'au 8 novembre, l'exposition Frank Popper d' « art optique et lumino-cinétique », écrit Gérard Dubus, de l'AFP.C'est la première fois que les pièces maîtresses du collectionneur et critique d'art Frank Popper sont exposées ensemble en France, fait valoir sa fondation, le Centre d'art contemporain Frank Popper, délocalisée de Paris en Bourgogne en 2006.Une collection consacrée à l'art optique, ou « Op art », courant artistique des années 1960 qui joue sur les illusions d'optique, à la manière de Maurits Cornelis...
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