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Culture - Exposition

« Patrimoines et résistance, de Tombouctou à Odessa », en passant par Nabatiyé et le Skybar

Jusqu’au 3 janvier 2027, la Cité de l’architecture de Paris accueille cet accrochage qui présente l’occasion de croiser récits, regards critiques et émotions, pour préserver ce qui construit l’essence des êtres.

« Patrimoines et résistance, de Tombouctou à Odessa », en passant par Nabatiyé et le Skybar

Mona Hatoum « Bukhara (Red and White) », 2008, tapis en laine, 143 × 225 cm. Crédit : Musée national de l’histoire de l'immigration, Paris

Des clés alignées sur une ample cimaise attirent le regard, 80 au total, car l’artiste palestinien, Taysir Batniji, refuse d’en exposer moins en une fois, son corpus ayant dépassé 500. Elles racontent l’exil des familles de Gaza déplacées en 2024. Sous chaque jeu de clés, un patronyme, parfois une adresse, mais aussi, à quelques reprises la mention « Informations manquantes ». Les trousseaux portent le narratif de maisons détruites et disparues ; au-delà des objets rassemblés par l’artiste, c’est l’exode forcé qui se fait entendre, avec son lot de déchirements. Au fil de l’exposition « Patrimoines et résistance, de Tombouctou à Odessa », à la Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris, c’est l’humain que les deux commissaires d’exposition, Mathilde Leloup et Élisabeth Essaïan ont cherché à mettre en avant. Le pari est gagné, tout...
Des clés alignées sur une ample cimaise attirent le regard, 80 au total, car l’artiste palestinien, Taysir Batniji, refuse d’en exposer moins en une fois, son corpus ayant dépassé 500. Elles racontent l’exil des familles de Gaza déplacées en 2024. Sous chaque jeu de clés, un patronyme, parfois une adresse, mais aussi, à quelques reprises la mention « Informations manquantes ». Les trousseaux portent le narratif de maisons détruites et disparues ; au-delà des objets rassemblés par l’artiste, c’est l’exode forcé qui se fait entendre, avec son lot de déchirements. Au fil de l’exposition « Patrimoines et résistance, de Tombouctou à Odessa », à la Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris, c’est l’humain que les deux commissaires d’exposition, Mathilde Leloup et Élisabeth Essaïan ont...
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