Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale de Géorgie, Eka Tkechelachvili, a qualifié les accusations russes de « ridicules », estimant qu'elles visaient à entretenir le « mythe » de l'agresseur géorgien. La tension est montée ces derniers jours entre Moscou et Tbilissi, qui s'accusent mutuellement de se préparer à une nouvelle guerre. La Russie avait déjà prévenu qu'elle allait riposter par la force si les « provocations » de la part de la Géorgie se poursuivaient.
Mardi soir, les présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama se sont entretenus au téléphone, notamment au sujet de la Géorgie, convenant de la nécessité de réduire les tensions, a annoncé la Maison-Blanche. Le Kremlin a confirmé la conversation, mais en a donné une autre interprétation. « Les deux parties ont souligné la nécessité de préserver une relation de confiance entre les deux présidents et leurs équipes », selon un communiqué du Kremlin.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a, de son côté, réitéré hier l'opposition de Moscou à une éventuelle présence d'observateurs américains au sein de la mission de l'Union européenne en Géorgie. L'idée du président géorgien Mikhaïl Saakachvili est « d'entraîner les Américains en Géorgie et de mettre les observateurs américains à côté des militaires russes », a déclaré M. Lavrov à la chaîne russe Vesti. « Ensuite, les maîtres ès provocations, qui sont nombreux chez Saakachvili, agiront à leur manière habituelle », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, alors que le président Obama prônait « le redémarrage » des relations russo-américaines lors de sa visite à Moscou en juillet, deux sous-marins nucléaires russes effectuent depuis quelques jours des patrouilles au large de la côte est américaine, pour la première fois depuis plusieurs années, a rapporté hier le New York Times. La Russie a insisté sur le fait que ces manœuvres n'avaient rien d'illégales et dénoncé la réaction excessive des Américains, qualifiée « d'hystérique ».

