Selon des médias israéliens, l'administration Obama va faire un certain nombre de nouvelles propositions pour tenter de débloquer le processus de paix amorcé lors de la conférence internationale d'Annapolis de novembre 2007. À Washington, interrogé sur l'imminence de l'annonce par George Mitchell d'un plan de paix américain, le porte-parole du département d'État, P.J. Crowler, a répondu lundi, sans autres précisions: « Je pense que c'est une question de semaines. »
Parallèlement, deux responsables arabes en visite à Washington ont fait porter lundi la responsabilité d'une reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens sur l'État hébreu, accusé par l'Arabie saoudite de ne pas être sérieux sur ce sujet. L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, s'est entretenu avec le président américain Barack Obama, tandis que la secrétaire d'État Hillary Clinton a reçu Nasser Joudeh, ministre jordanien des Affaires étrangères. Tous deux ont accru la pression sur Israël, qui dit de son côté attendre davantage des Palestiniens et de leurs alliés arabes.
En visite vendredi aux États-Unis, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, avait sommé Israël de décider « s'il veut vraiment la paix, qui est à portée de main, ou s'il veut continuer à brouiller les pistes ». Les pays arabes ont multiplié les critiques envers Israël, qui résiste aux appels américains à geler les activités de colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, sources de tensions accrues entre les deux alliés.


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