Six médailles.
« On ne remporte peut-être pas la médaille d'or, mais ce sont des moments historiques », a relativisé le directeur technique national, Christian Donzé, en référence aux deux podiums sur 50 m et sur 100 m libre, sur lesquels deux Français sont montés à chaque fois. Unique ! Sur 100 m libre, Alain Bernard a terminé deuxième devant Frédérick Bousquet. Sur 50 m libre, Bousquet est monté sur la deuxième marche devant Amaury Leveaux. Et Duboscq a atteint son plus haut niveau avec l'argent sur 100 m brasse. Le relais 4x100 m libre (3e) a complété le palmarès.
Pas d'or.
Selon Christian Donzé, il y avait un « potentiel de trois titres », ceux qui ont brillé aux JO 2008, Alain Bernard, Amaury Leveaux et Hugues Duboscq. Raté ! « Quand on fait deux fois deuxièmes dans une compétition comme celle-là, il ne faut pas non plus voir les choses du mauvais côté », s'est défendu Lionel Horter, directeur de l'équipe de France.
La défaite du relais 4x100 m libre.
Grands favoris du relais 4x100 m libre, les Bleus, médaillés d'argent aux JO 2008, ont terminé troisièmes derrière les États-Unis et la Russie. « On pouvait gagner. Les quatre garçons n'ont pas performé au niveau où ils devaient », a regretté Horter. Pour Donzé, les Bleus « sont passés à côté ». « Il ne faut pas se voiler la face. C'est la déception de ces Mondiaux. »
Les filles en deçà.
Les filles ont été nettement en deçà, à l'image de leur chef de file Coralie Balmy, dont le meilleur classement est une 5e place en finale du 400 m libre. Seule la papillonneuse Aurore Mongel a tiré son épingle du jeu avec quatre records de France et une médaille ratée pour 4/100 sur 100 m papillon.
34 nageurs, 14 finales individuelles, 23 performances en baisse.
La France est venue avec sa plus forte délégation (34 nageurs). Les Français ont atteint 14 finales individuelles. 23 performances françaises sont en baisse par rapport aux championnats de France sélectifs contre 12 à la hausse. « On peut se poser la question d'une délégation excessive par rapport à la représentativité de la natation française », a reconnu le président de la fédération Francis Luyce.

