Dans une réponse à peine voilée au discours du Beaurivage de Walid Joumblatt, le CdF a été plus loin, assurant qu'il respecterait à jamais les principes défendus par l'ex-Premier ministre martyr, « qui a consacré sa vie à déverrouiller les portes d'une arabité moderne, basée sur la modération, l'ouverture et l'évolution ». Martelant qu'il « ne changera pas », le courant présidé par le Premier ministre désigné Saad Hariri a précisé que « le Liban d'abord » restera absolument son slogan, le Liban « de l'arabité moderne d'abord », le Liban « de l'économie, de l'éducation et de la culture d'abord », le Liban « de la modération, de la coexistence et de l'équité d'abord », le Liban « démocratique et libre, celui du message et de l'acceptation de l'autre d'abord ».
Le Courant du futur a en outre insisté sur « le droit de toute faction politique de choisir la ligne qui lui convient et de faire siens les slogans qui lui conviennent ; sauf que l'intérêt des citoyens libanais prime sur ceux de n'importe quel parti ou courant. Se souvenir de son passé est une bonne chose à condition de ne pas retourner à un passé honteux, où nombreux étaient ceux qui privilégiaient leurs intérêts privés à ceux de la nation ».
Et de conclure en rappelant que le 14 Mars n'a « jamais » refusé l'autre, et que cette alliance appelait constamment à l'application de l'accord de Taëf. « Les principes de Saad Hariri ne varieront pas d'un iota », assure enfin le texte, ajoutant que le Premier ministre règlera toujours ses pas sur ceux de son défunt père.


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