« Je ne comprends sincèrement pas cette décision. Je regrette ce qui se passe. Je suis obligé de suivre les injonctions de mon club mais j'espère revenir au plus vite », a-t-il fait savoir dans un communiqué de la Fédération française envoyé à 00h47 dans la nuit de jeudi à vendredi. Selon de bonnes sources, cette réaction édulcorée ne reflète que très partiellement sa fureur.
Triste habitude
Voir Parker quitter les Bleus sur ordre de son club devient une triste habitude. Cela commence toujours de la même manière : la nation est en danger. Parker arrive en sauveur. Mais il se blesse. Son club s'inquiète, ne fait pas confiance à l'encadrement médical des Bleus et le rappelle.
Ensuite les scénarios divergent : soit les Spurs le gardent, comme en 2006 lorsque T.P. s'était fracturé un doigt la veille du Mondial, soit ils le relâchent, comme en 2007 lorsqu'il souffrait, déjà, d'une entorse à la cheville, gauche cette fois, pendant la préparation à l'Euro.
Qu'en sera-t-il cette fois ? Il y a deux ans, Parker était de retour au bout de cinq jours et avait disputé ensuite le championnat d'Europe normalement, trois semaines plus tard.
Appliqué à 2009, cela voudrait dire qu'il reviendrait mardi prochain. C'est-à-dire à la veille seulement du premier match des repêchages face à l'Italie en Sardaigne.
Alors certes, Parker a déjà habitué les Bleus à l'extraordinaire. Comme en 2008, lorsque, après trois jours d'opérations commerciales, il était arrivé quelques heures seulement avant un match Turquie-France pour y claquer 32 points.
Peu de solutions
de rechange
Mais cette année, il sort de deux mois de vacances, d'une préparation a minima avec seulement douze minutes de match, vendredi dernier face à l'Autriche, dans les jambes. Ajouté à un aller-retour express au-dessus de l'Atlantique, on a peu de chances de retrouver un T.P. en pleine forme.
Mais même un demi-Parker ferait sauter l'équipe de France au plafond tellement il est indispensable, comme l'a rappelé le match contre la Hongrie.
Sans lui, les Bleus perdent leur première menace offensive (26,8 points de moyenne en qualifications l'année dernière) et se retrouvent démunis au poste de meneur où les solutions de rechange sont limitées. Yannick Bokolo est très juste, Nando De Colo est beaucoup plus à l'aise au poste d'arrière et Joseph Gomis, doublure officielle de Parker, souffre, pour ne rien arranger, du tendon d'Achille. « Pour l'instant, on fait avec. Quand Tony reviendra, on reprendra les affaires comme elles étaient », soulignait De Colo jeudi après la Hongrie. Encore faut-il que Parker revienne.


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