Selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), le cardinal Sfeir a exprimé sa satisfaction au sujet de cette détente entre les Kataëb et les Marada, exprimant l'espoir qu'elle s'étende à « toutes les factions chrétiennes qui ont été séparées par les circonstances politiques ». De même source, on précise que le patriarche maronite a souligné son appui à de telles rencontres de réconciliation, affirmant que le patriarcat est soucieux de voir les efforts déployés sur ce plan couronnés de succès, de manière à favoriser un climat de détente entre les Libanais, et les chrétiens en particulier.
Le patriarche Sfeir a mis l'accent dans ce cadre sur la nécessité de tout mettre en œuvre afin de « rapprocher les maronites et les chrétiens, ainsi que l'ensemble des Libanais, entre eux ». Dans une allusion à peine voilée aux séquelles de la campagne menée à plusieurs reprises par M. Sleimane Frangié contre sa personne et le rôle du patriarcat maronite au plan national, le cardinal Sfeir a déclaré : « Les portes du patriarcat, aussi bien à Bkerké qu'à Dimane, sont ouvertes à tous les Libanais, et plus particulièrement aux maronites, et le député Sleimane Frangié est l'un des pôles de la communauté maronite. Nous devons constamment favoriser l'esprit de dialogue et de concorde, qui contribue à consolider l'unité nationale pour faire face aux défis qui menacent le Liban. »
Notons que le patriarche a retenu la délégation Kataëb à déjeuner. Il devait, par ailleurs, recevoir une délégation du « comité de soutien à la résistance en Palestine » qui lui a transmis une invitation à participer au forum qui aura lieu le 19 août prochain au palais de l'Unesco et qui aura pour thème « Le droit de retour et le rejet de l'implantation ».

