À Bruxelles, la Commission européenne a pour sa part indiqué, via un porte-parole, avoir reçu une « nouvelle offre » du groupe allemand et l'avoir « soumise au test du marché » afin de recueillir les observations des concurrents de Lufthansa.
« L'offre est sensiblement différente de ce que Lufthansa avait soumis auparavant », a précisé une source proche du dossier.
Compte tenu de ces nouveaux développements, la compagnie allemande a déposé une requête auprès des autorités autrichiennes de la concurrence afin de disposer d'un délai supplémentaire d'un mois, au 31 août, pour avoir le temps de boucler les détails.
L'offre de Lufthansa devrait à l'origine automatiquement expirer le 31 juillet, si elle n'obtenait pas l'aval de la Commission européenne.
Une commission autrichienne doit à présent se prononcer sur la prolongation du délai au 31 août. Elle a trois jours pour s'y opposer. Une fois ce délai passé, la validation est acquise.
La Commission européenne avait ouvert début juillet une enquête approfondie sur le projet de rachat, disant craindre « des hausses de tarifs pour les passagers ou une réduction des prestations sur certaines routes ».
Elle avait notamment demandé au groupe allemand la cession de créneaux de décollage et d'atterrissage sur des liaisons entre Vienne et Francfort, Munich, Stuttgart, Cologne, Zurich, Genève et Bruxelles.
La Commission doit également se prononcer sur l'octroi par l'État autrichien d'une subvention de 500 millions d'euros couvrant environ le tiers de la dette de la compagnie nationale autrichienne. Il s'agit d'une condition posée par Lufthansa pour la reprise d'Austrian Airlines.
Le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani a déclaré hier travailler sur cette subvention.
« Je suis en train de travailler. J'attends de bonnes réponses d'Austrian Airlines pour pouvoir donner une bonne réponse », a-t-il déclaré.
« Il faut voir les réductions de capacité » que la compagnie autrichienne va accepter, ont souligné ses collaborateurs.
Selon le quotidien autrichien Standard, la Commission conditionne son accord à cette aide d'État au retrait, partiel ou complet, d'AUA du capital de sociétés ne concernant pas son activité principale. Par exemple, elle devra céder une partie de ses parts dans la société gérant les créneaux de décollage et d'atterrissage en Autriche au concurrent Niki, indique le quotidien.


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