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Sport - Moto

Un podium à point nommé pour de Puniet

Randy de Puniet a décroché un podium à point nommé, dimanche à Donington, en obtenant la 3e place du Grand Prix de Grande-Bretagne en MotoGP, à une période où son écurie privée (Honda/LCR) cherche des parraineurs et où il doit renouveler son contrat.
« Je suis très, très content », a déclaré à l'AFP son patron italien, Lucio Cecchinello, domicilié à Monaco. « Randy a fait une course magnifique et tout le team a travaillé de manière superbe ».
Pour son 2e podium en catégorie reine (après le Japon en 2007 au guidon d'une Kawasaki officielle), le 24e de sa carrière, le Parisien s'est en effet battu comme un lion, dans des conditions météo exécrables.
Il est ainsi allé se bagarrer pour une 3e place avec la Honda officielle de Dani Pedrosa (9e à l'arrivée), puis s'est livré à un duel viril avec l'Américain Colin Edwards, venu lui contester la 2e place derrière l'Italien Andrea Dovizioso (Honda), que les deux pilotes privés ont rejoint en fin de course.

« Continuer ensemble »
Après une première saison difficile chez LCR en 2008, Cecchinello estime que ce résultat récompense le travail de toute l'équipe. « Beaucoup de petites choses ont changé sur la moto (nouvelles suspensions, nouveau châssis), le manufacturier unique a égalisé les chances des pilotes et on a analysé nos erreurs sur les chutes. Cela a redonné confiance à Randy, un pilote qui sait écouter mais qui, parfois, n'a pas la volonté de s'imposer », ajoute-t-il.
Dans ces conditions, « il serait intelligent de continuer ensemble l'an prochain », ajoute celui qui fit débuter de Puniet sur une Aprilia officielle 250cc en 2003 (4e du championnat) et 2004 (3e). « Si Randy change de team et de chef mécanicien, il devra repartir de zéro. Parfois ça prend du temps de créer les liens et le feeling avec la nouvelle moto, les techniciens, la communication. Ce serait dommage de perdre tout ce qui a été mis en place dans notre team. Au contraire, il serait bien de capitaliser. On a envie de continuer », ajoute-t-il.
Or Éric Mahé, qui s'occupe des intérêts de Randy, est également en discussion avec l'écurie française Yamaha/Tech3 dirigée par Hervé Poncharal qui pourrait le recruter pour remplacer l'Anglais James Toseland, 6e à Donington. « Mais rien ne se fera avant Brno », dans trois semaines en République tchèque, lâche-t-il. « La situation économique est difficile dans les sports mécaniques, affirme Cecchinello. En F1, l'écurie Brawn GP (en tête des constructeurs) n'a toujours qu'un seul sponsor alors qu'il y a dix ans elle aurait attiré des dizaines de parraineurs avec ses résultats. Or notre visibilité est moindre en MotoGP », ajoute Cecchinello. Pourtant, LCR dispose d'une multitude de sponsors et d'un gros parraineur, Play Boy, très visible sur la moto du Français (lapin noir sur fond blanc). Mais le contrat ne sera peut-être pas renouvelé en 2010, même si le patron de Play Boy Italia, qui a racheté le titre américain, est un grand amateur de moto.
Une écurie privée en MotoGP, c'est 5 à 5,5 millions d'euros de budget de fonctionnement, sans compter le salaire du pilote, environ 1,2 million d'euros pour de Puniet.
« J'espère que je n'attendrai pas un an et demi pour obtenir un troisième podium. (...) Il n'y a pas de raison que je ne dispose par d'un bon guidon et d'un bon team l'an prochain », conclut de Puniet, désormais 8e du championnat et qui dispute la place de meilleur pilote privé à l'Américain Colin Edwards (Yamaha/Tech3), 5e avec 29 longueurs d'avance sur le Français.
Randy de Puniet a décroché un podium à point nommé, dimanche à Donington, en obtenant la 3e place du Grand Prix de Grande-Bretagne en MotoGP, à une période où son écurie privée (Honda/LCR) cherche des parraineurs et où il doit renouveler son contrat.« Je suis très, très content », a déclaré à l'AFP son patron italien, Lucio Cecchinello, domicilié à Monaco. « Randy a fait une course magnifique et tout le team a travaillé de manière superbe ».Pour son 2e podium en catégorie reine (après le Japon en 2007 au guidon d'une Kawasaki officielle), le 24e de sa carrière, le Parisien s'est en effet battu comme un lion, dans des conditions...
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