Hamilton a surpris son monde au volant d'une McLaren-Mercedes très rapide tout le weed-end. Hier, la flèche argentée du champion du monde en titre était même la voiture la plus performante du plateau, loin devant les Red Bull, pourtant favorites du paddock.
La seconde place de Räikkönen est au moins aussi étonnante, aucune Ferrari n'ayant terminé un GP à un tel rang depuis le début de saison. La Scuderia est en outre marquée par le très violent accident samedi en qualifications de son second pilote, le Brésilien Felipe Massa, encore en soins intensifs hier (voir encadré).
Räikkönen, comme Hamilton, a su tirer partie du Kers, un système transformant l'énergie des freinages en chevaux supplémentaires, dont seules les McLaren-Mercedes et les Ferrari sont équipées, pour effectuer un départ canon.
Quatrième et septième sur la grille, le Britannique et le Finlandais se sont retrouvés troisième et quatrième dès le premier virage. Hamilton s'est ensuite défait de Webber, moins performant que lui, tandis qu'Alonso, auteur de la pole et en tête pendant les premiers tours, a abandonné précocement.
L'Espagnol a perdu sa roue avant droite, mal fixée, juste après son ravitaillement. Quatre tours et deux arrêts plus tard, le double champion tirait un trait sur une course pourtant censée marquer le retour aux avant-postes de Renault.
Button septième
Webber, troisième, est le grand gagnant du week-end, qu'il quitte en ayant chipé la deuxième place au classement général à son coéquipier Sebastian Vettel, après l'abandon de ce dernier sur incident mécanique.
Le GP de Hongrie marque, malgré la bonne place de l'Australien, un chamboulement total par rapport à la hiérarchie de la première moitié de saison. Brawn GP et Red Bull, qui s'étaient partagé toutes les courses jusqu'alors, n'ont pas été en mesure de contester la victoire à Hamilton, loin s'en faut.
Le leader du championnat, le Britannique Jenson Button, n'a pu faire mieux que septième. Vainqueur de six des sept premières épreuves de la saison, il paie le manque de liquidités de son écurie qui, faute d'argent, n'a pu développer sa monoplace au même rythme que la concurrence.
« J'ai déjà du survirage. Comment cette voiture peut être si mauvaise ? » se plaignait-il ainsi avant la mi-course.
L'Allemand Nico Rosberg, qui visait le podium, a fini un rang en deçà, ce qui confirme malgré tout l'excellent niveau de sa Williams, toujours en retrait toutefois par rapport aux écuries de tête, quelles qu'elles soient.
Le coéquipier de Hamilton, le Finlandais Heikki Kovalainen, est cinquième, devant l'Allemand Timo Glock, qui, parti treizième, a su tirer profit de l'excellente stratégie décidée par Toyota. Son coéquipier, l'Italien Jarno Trulli, huitième, marque un point.
Le débutant espagnol Jaime Alguersuari, qui a couru hier son premier Grand Prix de formule 1, faisant de lui le plus jeune pilote à avoir débuté dans la discipline, a terminé quinzième et avant-dernier, devant son partenaire, le Suisse Sébastien Buemi.
Les classements
Course
1. Lewis Hamilton (G-B) McLaren 1h38'23''876
2. Kimi Räikkönen (Fin) Ferrari +11''529
3. Mark Webber (Aus) Red Bull 16''886
4. Nico Rosberg (All) Williams 26''967
5. Heikki Kovalainen (Fin) McLaren 34''392
6. Timo Glock (All) Toyota 35''237
7. Jenson Button (G-B) Brawn 55''088
8. Jarno Trulli (Ita) Toyota 01'08''172
9. Kazuki Nakajima (Jap) Williams 01'08''774
10. Rubens Barrichello (Bré) Brawn 01'09''256.
Pilotes
1. Jenson Button (G-B) Brawn 70 points
2. Mark Webber (Aus) Red Bull 51,5
3. Sebastian Vettel (All) Red Bull 47
4. Rubens Barrichello (Bré) Brawn 44
5. Nico Rosberg (All) Williams 25,5
6. Jarno Trulli (Ita) Toyota 22,5
7. Felipe Massa (Bré) Ferrari 22
8. Lewis Hamilton (G-B) McLaren 19
9. Kimi Räikkönen (Fin) Ferrari 18
10. Timo Glock (All) Toyota 16.
Constructeurs
1. Brawn 114 points
2. Red Bull 98,5
3. Ferrari 40
4. Toyota 38,5
5. McLaren 28
6. Williams 25,5
7. Renault 13
8. BMW 8.

