« Lorsque le secrétariat du 14 Mars s'exprime sur quelque chose, il le fait en notre nom à tous », affirme M. Geagea en référence à toutes les composantes de l'alliance.
Sur un autre plan, il exclut l'éventualité pour lui-même d'être nommé ministre au sein du nouveau gouvernement et juge en outre « illogique » que des portefeuilles ministériels soient confiés à des personnalités ayant été battues aux élections législatives, qu'elles soient de la majorité ou de l'opposition.
S'agissant de la composition du futur cabinet, M. Geagea se dit en faveur de la formule 16-10-4 (16 à la majorité, 10 à l'opposition et 4 au président de la République), avant d'ajouter toutefois : « Jusqu'ici, nous n'avons pas encore atteint ce point et le 8 Mars continue d'insister pour avoir onze ministres. »
Selon lui, les récents propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirmant qu'il n'a pas besoin de garanties, n'ont « qu'un intérêt médiatique et sont adressés à l'étranger, car le Hezbollah considère qu'aucune partie intérieure n'est en mesure de lui donner de quelconques garanties sur quoi que ce soit ».
Le chef des FL réaffirme d'autre part que l'ouverture en direction de la Syrie « ne doit pas se faire aux dépens du Liban ». « C'est à la Syrie qu'il revient d'améliorer ses relations avec le Liban en apportant une solution tout au moins à deux questions douloureuses, celle des détenus libanais dans les prisons syriennes et celle des bases palestiniennes hors des camps. Que fait par exemple la base qui se trouve à Naamé ? Sa mission consiste-t-elle à combattre Israël ? Ne serait-ce pas plutôt de surveiller l'Aéroport de Beyrouth ? » s'interroge-t-il.
Au sujet des derniers incidents survenus au Liban-Sud, M. Geagea estime qu'il « ne faut pas donner à Israël un prétexte pour pouvoir se dérober aux pressions qu'il subit sur le plan international ».
Lors d'un entretien hier à Meerab avec l'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, le leader des FL a évoqué ce point, demandant à Washington de redoubler d'efforts pour faire pression sur l'État hébreu et « amener ce dernier à cesser ses violations de la résolution 1701 » du Conseil de sécurité.
Mais il a aussi été question, lors de la discussion, de la nécessité pour l'armée libanaise de faire cesser toute violation (du côté libanais) de ce texte.

