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Économie - Marché De L’Immobilier

L’immobilier d’entreprise, un secteur à ne pas négliger

Alors que l'agglomération de Beyrouth compte des centaines de projets résidentiels, le nombre d'immeubles de bureaux en construction reste très limité, soit moins d'une dizaine. Dans une conjoncture économique mondiale en berne, les investissements en immobilier d'entreprise n'attirent pas. Il est vrai que le boom des prix des appartements depuis 3-4 ans n'a pas encouragé les promoteurs à se tourner vers l'immobilier d'entreprise. Pourtant, le marché des bureaux à Beyrouth n'est pas à l'agonie. Si de gros projets ont été mis en suspens et si certaines entreprises internationales ont gelé leur recherche de nouveaux locaux suite à la dégradation du climat monétaire, il existe une demande locale - pour des locations et des ventes - souvent insatisfaite par l'offre actuelle. Il y a sans doute une niche à exploiter dans un pays où les loyers restent encore très avantageux par rapport à ses voisins régionaux. Une architecture soignée, des espaces modulables, des places de parking, une bonne accessibilité et l'emplacement sont les principaux éléments d'une réussite possible.
Incontestablement, le centre-ville reste le centre d'affaires de la capitale. Mais seulement trois projets sont en construction. Après plusieurs années d'accalmie, le marché d'entreprise a connu au cours du printemps 2008 un regain. L'intérêt des professionnels s'est soudainement accentué pour de petites surfaces de 100 à 250 m2. Les recherches pour 2 000 à 3 000 m2 sont également d'actualité. La demande était principalement orientée vers la partie nord du centre-ville, soit dans les secteurs Weygand, Foch et Allenby. Les loyers ont augmenté de 10 % par rapport à l'an passé. Une croissance qui contraste avec la stabilité des prix à la vente dans l'immobilier résidentiel neuf. Désormais, la moyenne se situe autour de 200-225 dollars le m2 par an pour des bureaux anciens et sans parking. Il faut compter plus de 50 % plus cher pour des produits modernes dans des immeubles de « dernières générations ».
Malgré ce retour de la demande, il reste encore de nombreux immeubles à vendre qui ne trouvent pas preneurs. Il est vrai que les prix demandés freinent actuellement l'enthousiasme des potentiels acheteurs.
L'offre de bureaux disponibles à Ras Beyrouth et à Achrafieh reste inchangée. Les loyers sont toujours dans la même fourchette de 125 à 150 dollars le m2 pour des produits sans parking. Hormis à Verdun et le long de l'avenue Charles Malek, le parc est surtout ancien et vieillissant et parfois dans des conditions déplorables : immeubles peu entretenus, pas de générateurs, espaces intérieurs à réhabiliter.
Si 2008 a été une année de paralysie, 2009 et 2010 peuvent coïncider avec un réveil du marché d'entreprise. Plusieurs secteurs géographiques aux limites de Beyrouth municipe et dans la première couronne de la capitale seraient parfaits pour accueillir de nouveaux projets. Les régions Adlié (avenue Pierre Gemayel), Sin el-Fil, Dekouané, Bauchrié, Jisr el-Bacha, Hazmieh sont bien desservies par les axes autoroutiers. Si leur potentiel résidentiel est limité, ces secteurs ont plus à gagner à offrir des mètres carrés de bureaux. Le mouvement de Beyrouth vers sa périphérie devrait ainsi se poursuivre.

En coopération avec : RAMCO

Tél.: 01-349910
Alors que l'agglomération de Beyrouth compte des centaines de projets résidentiels, le nombre d'immeubles de bureaux en construction reste très limité, soit moins d'une dizaine. Dans une conjoncture économique mondiale en berne, les investissements en immobilier d'entreprise n'attirent pas. Il est vrai que le boom des prix des appartements depuis 3-4 ans n'a pas encouragé les promoteurs à se tourner vers l'immobilier d'entreprise. Pourtant, le marché des bureaux à Beyrouth n'est pas à l'agonie. Si de gros projets ont été mis en suspens et si certaines entreprises internationales ont gelé leur recherche de nouveaux locaux suite à la dégradation du climat monétaire, il existe une demande locale - pour des locations et des ventes...
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