Les deux Français sont « conseillers en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien », selon le ministère français des Affaires étrangères qui n'a pas révélé leurs identités, ni leur qualité de civil ou de militaire. Le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux, s'est refusé à préciser s'ils étaient membres de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ou relevaient de la base militaire permanente française à Djibouti. La France s'est engagée au printemps à former à Djibouti un bataillon de l'armée somalienne, soit 500 hommes. Cette formation devait débuter en septembre, mais avec la dégradation de la situation à Mogadiscio, les préparatifs ont été accélérés et elle devait débuter en août à Djibouti. Les deux hommes ont été enlevés mardi matin dans l'hôtel Sahafi, dans le sud de Mogadiscio, par une dizaine de miliciens qui ont désarmé les gardes de sécurité de l'hôtel où ils s'étaient enregistrés comme journalistes, selon un policier somalien et la direction de l'hôtel. Plusieurs organisations de journalistes, dont la Fédération internationale des journalistes et Reporters sans frontières, ont dénoncé ce dernier fait, jugeant que les deux hommes mettaient en danger les journalistes dans les zones de conflit. En réponse à ces critiques, M. Desagneaux a affirmé que les deux hommes n'avaient pas le statut de journalistes. « Étant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes », a-t-il indiqué. « Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur », a-t-il affirmé.
Moyen Orient et Monde - Somalie
Les deux agents français sont détenus par des insurgés islamistes
OLJ / le 16 juillet 2009 à 00h24
Les deux Français sont « conseillers en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien », selon le ministère français des Affaires étrangères qui n'a pas révélé leurs identités, ni leur qualité de civil ou de militaire. Le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux, s'est refusé à préciser s'ils étaient membres de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ou relevaient de la base militaire permanente française à Djibouti. La France s'est engagée au printemps à former à Djibouti un bataillon de l'armée somalienne, soit 500 hommes. Cette formation devait débuter en septembre, mais avec la dégradation de la situation à Mogadiscio, les préparatifs ont été accélérés et elle devait débuter en août à Djibouti. Les deux hommes ont été enlevés mardi matin dans l'hôtel Sahafi, dans le sud de Mogadiscio, par une dizaine de miliciens qui ont désarmé les gardes de sécurité de l'hôtel où ils s'étaient enregistrés comme journalistes, selon un policier somalien et la direction de l'hôtel. Plusieurs organisations de journalistes, dont la Fédération internationale des journalistes et Reporters sans frontières, ont dénoncé ce dernier fait, jugeant que les deux hommes mettaient en danger les journalistes dans les zones de conflit. En réponse à ces critiques, M. Desagneaux a affirmé que les deux hommes n'avaient pas le statut de journalistes. « Étant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes », a-t-il indiqué. « Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur », a-t-il affirmé.

