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Sport - Cyclisme

Fédrigo gagne une étape pyrénéenne sans relief

Tour de France Pierrick Fédrigo a donné hier à la France sa troisième victoire d'étape dans la Grande Boucle en enlevant à Tarbes une dernière étape pyrénéenne sans grand relief.

L'ancien champion de France s'est joué au sprint de son compagnon d'échappée Franco Pellizoti, parti avec lui dès le kilomètre 12 de cette 9e étape de 160,5 km, pour offrir à son équipe BBox un second succès après celui de Thomas Voeckler à Perpignan.
« Nous étions quatre, puis trois, puis deux. Et voilà. Ce n'est que du bonheur », a confié le Français, champion national en 2005 et vainqueur d'une étape en 2006 à Gap.
Le scénario avait alors été le même, une escapade avec un coureur italien, Salvatore Commesso à l'époque.
Un autre Italien, Rinaldo Nocentini, a conservé le maillot jaune à la veille d'un jour de repos à Limoges, que les gros bras de cette édition avaient un peu anticipé en se neutralisant sur les deux cols classiques du jour, Aspin et le Tourmalet.
L'Espagnol Alberto Contador suit au général à six secondes, deux de mieux que son frère ennemi chez Astana, Lance Armstrong.
La montée d'Aspin, effectuée à un petit train, n'a pas donné lieu à la moindre empoignade.
Tout juste a-t-elle permis aux trois échappés d'alors - Jens Voigt était de la partie - de stabiliser leur avance sur le peloton autour des trois minutes et aux prétendants au maillot à pois de faire marcher les calculettes.
Au final, c'est l'Espagnol Egoi Martinez qui s'en est emparé.

Cessez-le-feu
Sur le Tourmalet, le doyen des sommets du Tour, franchi pour la première fois voilà 99 ans, le doyen des échappés, Jens Voigt, se laissait décrocher, laissant Franco Pellizzotti et Pierrick Fédrigo s'en aller seuls vers Tarbes.
Les favoris, eux, respectaient le cessez-le feu visiblement décrété à la veille du premier jour de repos à Limoges.
Lance Armstrong avait bien donné de légers frissons à ses adversaires après 24 kilomètres de course en jaillissant en tête de peloton, mais il ne s'agissait que d'aller chercher les premiers fuyards du jour.
La présence en tête de descente du Tourmalet du septuple vainqueur du Tour, Rinaldo Nocentini dans sa roue, a constitué le seul fait un peu marquant de ce dernier relief pyrénéen avec la chute spectaculaire, mais sans gravité, du Néerlandais Laurens Ten Dam.
Dans ces conditions, la course a repris dans la vallée, à 40 km de l'arrivée, la physionomie d'une étape de plat, avec deux échappés et un peloton en chasse, bien décidé à ramener vers la dernière ligne droite les sprinters épargnés par les difficultés du jour.
De cinq minutes dans la descente du Tourmalet, l'avance de Franco Pellizotti et Pierrick Fedrigo s'effilochait, mais le passage à Lourdes avec plus d'une minute d'avance permettait de croire au miracle.
La meute, emmenée par les Rabobank d'Oscar Freire et les Caisse d'épargne, perdait de son mordant après une crevaison d'Andy Schleck à 4 km du but, et le duo de tête pouvait s'expliquer à la loyale.
L'ancien champion de France s'est joué au sprint de son compagnon d'échappée Franco Pellizoti, parti avec lui dès le kilomètre 12 de cette 9e étape de 160,5 km, pour offrir à son équipe BBox un second succès après celui de Thomas Voeckler à Perpignan.« Nous étions quatre, puis trois, puis deux. Et voilà. Ce n'est que du bonheur », a confié le Français, champion national en 2005 et vainqueur d'une étape en 2006 à Gap.Le scénario avait alors été le même, une escapade avec un coureur italien, Salvatore Commesso à l'époque.Un autre Italien, Rinaldo Nocentini, a conservé le maillot jaune à la veille d'un jour de repos à Limoges, que les gros...
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