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Lifestyle - Success Story

Le bonheur de Rabih Kayrouz, un fil tendu entre Beyrouth et Paris…

Dix ans qu'il rend les femmes belles et donc heureuses. Qu'il crée pour elles des robes poétiques, drôles, aériennes, prêtes à s'envoler. La maturité acquise au fil du temps, Rabih Kayrouz vient d'ouvrir sa « deuxième maison » au 38, boulevard Raspail, à Paris.

Un anniversaire, ça se prépare, et surtout, ça se célèbre. Pour Rabih Kayrouz, qui n'a pas vu le temps filer, et qui garde en lui le talent de s'étonner et de s'émouvoir, « tout s'est passé très vite ! » Au lendemain de l'inauguration de son nouvel espace parisien, ce moment bienvenu de « passer à un autre niveau de travail, prendre d'autres risques, plus grands, et un rythme accéléré », l'heure est à la fête, aux bilans et aux applaudissements. « Je fais ce pas important comme si je n'avais rien fait auparavant, avoue-t-il. Ce sentiment de première fois, je le ressens à chaque défilé et chaque événement. J'essaie de voir avec beaucoup de recul ce qui a marqué ces moments, une chose revient tout le temps : beaucoup de joie et de bonheur. Je suis heureux », dit-il avec un sourire franc.

Grand écart
Heureux, ce jeune couturier qui officie à présent dans la cour des grands peut l'être, même s'il le fait, comme le reste, avec beaucoup de discrétion et d'élégance. Le 7 mai 2009, il est élu par le comité de la direction de la Chambre cyndicale de la haute couture parisienne « membre invité » à son calendrier officiel. Belle récompense pour celui qui avait entrepris ses études, 18 ans plus tôt, à cette même Chambre syndicale. Cette distinction lui permettra de présenter deux fois par an ses collections au calendrier officiel de la semaine de la mode à Paris, auprès des grands couturiers internationaux. La boucle semble bouclée. Pour le reste, les heureuses coïncidences se sont chargées de bien faire les choses.
« La décision de s'exporter a débuté depuis 3 ans, l'idée de m'installer à Paris remonte à mai 2008, souligne Rabih Kayrouz. J'y étais coincé en raison des événements au Liban et la fermeture de l'aéroport de Beyrouth. J'ai senti que c'était un signe. » Lorsque sa nomination à la Chambre syndicale est arrivée, quelques mois plus tard, il est le seul Libanais après Élie Saab à avoir obtenu ce privilège, elle s'est imposée pour confirmer la sage, bien que folle décision, prise quelques mois plus tôt. « Ma maturité est arrivée surtout au niveau technique, dans la construction d'un vêtement, la complexité d'un montage. Avant, j'avais l'impression que mes modèles avaient besoin d'un mode d'emploi pour les enfiler, d'une habilleuse. Aujourd'hui, j'ai envie de "jeter " un vêtement sur une femme, tout en conservant une même liberté devant un croquis ou un mannequin. Je me sens prêt à faire évoluer mon savoir-faire couture vers le prêt-à-porter, en créant une collection plus accessible, dans tous les sens du mot : qui se trouve facilement, qui s'essaie facilement, qui va à la cliente facilement, que nos ateliers peuvent faire facilement, et qui soit plus accessible au niveau des prix. »
Paris, son deuxième amour après Beyrouth, lui permettra ainsi d'épanouir sa vie, ses collections couture et prêt-à-porter, dans ces deux villes qui lui conviennent parfaitement. « J'ai enfin joint mes deux bouts ! »

Un espace magique
C'est donc au 38, boulevard Raspail, que le 8 juillet, auprès de ses amies et clientes, toutes débarquées à Paris pour l'occasion, et vêtues de leur robe Rabih Kayrouz préférée, qu'a eu lieu la grande fête dont on parle encore.
Le nouveau showroom, qui fut dans les années 30 le « Petit Théâtre de Babylone », répondait à l'envie du couturier d'un lieu différent, isolé, boisé et fleuri, comme l'est son atelier du 81, rue du Liban. Et surtout, imbibé d'une lumière magique. La collection 2010, sa sixième collection, baptisée « el-Hawa » présentée pour l'occasion, s'en est directement inspirée. « Toutes les robes sont à base de cette lumière qui m'a ébloui. Sans strass ou éclats, c'est avec un choix de tissus "caressables", des soies au tombé fluide et agrémentées de taffetas et de volants, de couleurs chaudes, additionnées au blanc, beige, rose, gris pâle, de matières légères comme l'organza ou le satin duchesse, que j'ai présenté 25 modèles, qui ne sont ni couture ni prêt-à-porter. » Pas de défilé pour ce baptême de sensualités, mais une installation car, comme le précise l'hôte, « j'ai voulu que les gens, durant une après-midi entière, prennent leur temps, regardent les vêtements, apprécient les lieux ».
La fête s'est déroulée plus tard, à l'extérieur. Rabih Kayrouz et ses invités étaient tous, visiblement, des gens heureux.
Un anniversaire, ça se prépare, et surtout, ça se célèbre. Pour Rabih Kayrouz, qui n'a pas vu le temps filer, et qui garde en lui le talent de s'étonner et de s'émouvoir, « tout s'est passé très vite ! » Au lendemain de l'inauguration de son nouvel espace parisien, ce moment bienvenu de « passer à un autre niveau de travail, prendre d'autres risques, plus grands, et un rythme accéléré », l'heure est à la fête, aux bilans et aux applaudissements. « Je fais ce pas important comme si je n'avais rien fait auparavant, avoue-t-il. Ce sentiment de première fois, je le ressens à chaque défilé et chaque événement. J'essaie de voir avec beaucoup...
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