Débuts difficiles pour la médiation costaricaine
Les deux hommes qui se disputent la présidence du Honduras depuis le coup d'État du 28 juin ont amorcé jeudi des négociations sous médiation du Costa Rica, mais ne se sont pas rencontrés en personne. Manuel Zelaya a maintenu sa demande, qu'il affirme largement appuyée par la communauté internationale, d'être réinstallé à la présidence. Roberto Micheletti a formellement écarté une telle issue. Selon lui, M. Zelaya a été légitimement évincé car il souhaitait enfreindre la Constitution en levant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Selon un sondage publié jeudi par un média hondurien, 41 % des personnes interrogées estiment justifié le renversement de M. Zelaya contre 28 % qui s'y déclarent opposées.
Burundi
Un immeuble en construction s'effondre : 15 morts
Au moins 15 ouvriers ont été tués, 39 blessés et trois sont portés disparus après l'effondrement au Burundi d'un immeuble en construction à Gitega, dans le centre du pays. Une équipe de Médecins sans frontières s'est déployée sur place pour porter assistance aux blessés, a fait savoir l'organisation humanitaire. L'immeuble en construction devait abriter les bureaux à Gitega du parti présidentiel burundais. La zone du sinistre a été interdite aux journalistes. Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a assisté hier aux obsèques des ouvriers tués.
Union africaine
Une commission approuve l'inculpation de Béchir par la CPI
Une commission de l'Union africaine, dirigée par l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, a approuvé hier l'inculpation de certains responsables soudanais, comme le président Omar Hassan al-Béchir, pour crimes de guerre commis au Darfour. La recommandation faite par cette commission illustre les divergences qui peuvent régner en Afrique concernant les inculpations pour crimes de guerre dans le conflit du Darfour. Les participants du sommet de l'UA en Libye la semaine dernière s'étaient eux-mêmes prononcés en faveur d'une suspension de la coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) en raison de ces inculpations.
Russie
Un marché fermé
à Moscou : 100 000 personnes privées d'emploi
Plus de 100 000 personnes sont privées d'emploi après la fermeture du marché Tcherkizovski à Moscou, considéré comme le plus grand d'Europe et sur lequel travaillaient de nombreux immigrés, selon un chiffre avancé hier par une association. Pour faire face à la « situation de désespoir dans laquelle se retrouvent nombre d'immigrés », une soupe populaire va être proposée, tous les jours de 12h00 à 19h00 à proximité du marché, a rapporté la radio Echo de Moscou, sans préciser qui en sont les organisateurs. Considéré comme le plus grand marché de contrebande de Russie, Tcherkizovski a été fermé après la découverte d'une « grande quantité d'infractions aux normes sanitaires », a déclaré la municipalité de Moscou.
Italie
Pour Umberto Eco, la société est « malade »
Le principal problème de l'Italie, ce sont les Italiens qui votent pour Silvio Berlusconi et non ce dernier, estime le célèbre écrivain Umberto Eco qui les appelle à réagir pour ne pas se retrouver dans une situation semblable à celle vécue sous le fascisme. Dans l'hebdomadaire de gauche L'Espresso, l'écrivain dénonce une « société malade » et défend la liberté de presse, menacée selon lui par un projet de loi qui prévoit de très fortes amendes en cas d'articles sur des enquêtes ou des procès en cours. Mais pourquoi lancer ce cri d'alarme si la société italienne ne se sent pas concernée, s'interroge-t-il, se disant « pessimiste » et considérant que son intervention « ne servira à rien ».
Allemagne
Quatre ans de prison pour avoir prostitué
sa fille
Un ancien patron de bordel a été condamné à quatre ans de prison, à Berlin, pour avoir poussé sa fille à se prostituer dès l'âge de 14 ans et à se soumettre notamment à des pratiques sadomasochistes. Figure du milieu de la prostitution, Dieter H., 65 ans, a été condamné pour incitation à la prostitution, proxénétisme, traite humaine aggravée et coups et blessures aggravés et devra verser 14 000 euros de dommages-intérêts à sa fille, aujourd'hui âgée de 19 ans, a indiqué une porte-parole du tribunal d'instance de Berlin.
France
Violences après la mort d'un jeune dans un commissariat
Sept commerces et une dizaine de véhicules ont été incendiés dans la nuit de jeudi à vendredi à Firminy, une ville du centre-Est de la France, théâtre de violences depuis la mort d'un jeune dans un commissariat, a-t-on appris auprès de la police. Pour la troisième nuit consécutive, des violences ont éclaté entre jeunes et forces de l'ordre dans cette ville de la banlieue de Saint-Étienne où habitait le jeune homme de 21 ans, Mohammad Benmouna. Le jeune homme, d'origine algérienne, est décédé après s'être pendu lundi dans la cellule d'un commissariat où il avait été placé en garde à vue pour une affaire de tentative d'extorsion de fonds, selon le procureur de Saint-Étienne, Jacques Pin. Une version contestée par des jeunes du quartier, selon lesquels il s'agirait d'une bavure policière et non d'un suicide. La famille de Mohammad Benmouna a déposé jeudi une plainte contre X, demandant « que la lumière soit faite sur cette affaire ».
Birmanie
Reprise du procès à huis clos d'Aung San Suu Kyi
Le procès à huis clos d'Aung San Suu Kyi a repris hier à Rangoun, une semaine après la visite du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a plaidé pour l'abandon des poursuites contre l'opposante birmane. Les journalistes et le public n'ont pas été autorisés à assister à l'audience qui a entendu le témoignage du juriste Khin Moe, un des derniers témoins de la défense. Aung San Suu Kyi, 64 ans, risque cinq ans d'emprisonnement si elle est reconnue coupable d'avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, en permettant à un ressortissant américain de passer deux jours chez elle à Rangoun début mai. Le tribunal a accepté d'ajourner les plaidoiries au 24 juillet, a déclaré Nyan Win, avocat de l'opposante. L'opposition estime que le procès visant Mme Suu Kyi est un moyen d'empêcher l'opposante de se présenter aux élections prévues l'an prochain.
Inde
Alcool distillé illégalement : 107 morts par empoisonnement
Au moins 107 personnes sont mortes empoisonnées depuis dimanche dans l'ouest de l'Inde après avoir consommé de l'alcool distillé illégalement, a indiqué hier la police en dressant un nouveau bilan qui grimpe d'heure en heure. Près de 80 personnes de plus ont succombé depuis mercredi soir et environ 200 ont été hospitalisées d'urgence dans la principale ville de l'État du Gujarat, Ahmedabad, a annoncé à l'AFP un officier supérieur de la police, Abhay Chudasama. L'empoisonnement par de l'alcool frelaté a eu lieu lors d'une fête. Officiellement, la vente et la consommation d'alcool sont strictement interdites au Gujarat, un État gouverné par l'aile dure du parti nationaliste hindou BJP et lieu de naissance du Mahatma Gandhi. Mais les distilleries clandestines sont légion et l'importation d'alcool depuis les États indiens voisins est monnaie courante. Le ministère régional de l'Intérieur a ordonné l'ouverture d'une enquête, tandis que 800 personnes liées au milieu des distilleries illégales ont été interpellées.
Proche-Orient
Un quotidien israélien réclame la démission du responsable du dossier Shalit
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a réclamé hier la démission de Hagaï Hadas, un responsable chargé des négociations pour la libération du soldat Gilad Shalit, suite à un scandale causé par ses liens avec un escroc notoire. « Il faut qu'il démissionne », écrit l'éditorialiste du quotidien, estimant que M. Hadas avait perdu toute crédibilité. M. Hadas avait récemment annoncé que la société israélienne SafeSky, avec laquelle il était en rapport, avait conclu un contrat de 370 millions de dollars avec la compagnie internationale d'électronique Micro Star internationale MSI, basée à Taïwan. Mais, MSI a démenti l'existence d'un tel contrat.
Israël se prépare à des expulsions de clandestins
Israël va renforcer la répression contre l'immigration illégale, et annoncera prochainement des mesures en vue de l'expulsion de clandestins, a-t-on appris hier auprès du ministère de l'Intérieur. La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sabine Hadad, a précisé quant à elle que conformément à une décision gouvernementale remontant à 2008, une unité relevant du département de l'immigration, baptisée Oz, avait déjà commencé à travailler en vue de ces expulsions. Selon elle, des « sommes seront allouées pour payer les vols ramenant les migrants clandestins vers leurs pays d'origine ». Des travailleurs clandestins et leurs enfants ont été avertis qu'ils avaient jusqu'au début du mois d'août pour quitter le territoire israélien.
Somalie
La haut-commissaire de l'ONU pour les Droits de l'homme dénonce de « possibles crimes de guerre »
De graves violations des droits de l'homme sont commises en Somalie et « peuvent être considérées comme des crimes de guerre », a dénoncé hier la haut-commissaire de l'ONU pour les Droits de l'homme Navi Pillay. Citant des témoins interrogés par des fonctionnaires de l'ONU, Mme Pillay a accusé les milices islamistes des shebab qui combattent les troupes gouvernementales d'avoir « commis des exécutions extrajudiciaires, posé des mines, des bombes et d'autres engins explosifs dans des zones civiles, et pris des civils comme boucliers humains ». Par ailleurs, les pays voisins de la Somalie souhaitent pouvoir intervenir militairement aux côtés du gouvernement de transition somalien afin de l'aider face à « l'agression extérieure » dont il est victime, ont déclaré hier à Addis-Abeba des responsables lors d'un sommet.
Jordanie
Il tue sa sœur pour « comportement immoral »
Un Jordanien a poignardé sa sœur et lui a fracassé le crâne à l'aide d'une pierre parce qu'il lui reprochait un « comportement immoral », a rapporté hier un responsable des services de sécurité, 24 heures après un autre crime dit « d'honneur » dans le pays. Le meurtre a eu lieu jeudi soir dans l'est d'Amman, la capitale, a précisé le responsable. Le suspect, âgé de 20 ans, s'est rendu lui-même aux autorités et a avoué son crime, expliquant avoir voulu venger son honneur après avoir surpris sa sœur avec un homme. Jeudi, la police avait dit avoir inculpé un agriculteur accusé d'avoir poignardé sa sœur après avoir eu vent d'une liaison amoureuse. La victime n'était pas mariée mais enceinte.
Arabie saoudite
La police religieuse responsable de 2 crimes dits « d'honneur », selon l'ONG
Une organisation saoudienne de défense des droits des femmes s'est indignée hier de la mort de deux jeunes sœurs tuées par leur frère, un crime dit « d'honneur » dont est responsable, selon elle, la très redoutée police religieuse du royaume. Selon la Société de défense des femmes en Arabie saoudite, la « commission de promotion de la vertu et de prévention du vice » a mis en danger la vie de ces sœurs en les arrêtant alors qu'elles étaient accompagnées d'hommes étrangers à leur famille, et en les plaçant dans un refuge pour femmes de Riyad. Les deux jeunes femmes, identifiées par leur prénom Reem, 21 ans, et Nauf, 19 ans, ont été tuées par balles par leur frère après leur sortie de ce refuge le 5 juillet, explique la société dans un communiqué. Elles ont été tuées en présence de leur père qui, selon la presse locale, a ensuite accordé son pardon à son fils pour avoir défendu l'honneur familial.


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