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Nos lecteurs ont la parole

À notre service

Par Claude ASSAF
Le futur Premier ministre a probablement eu vent de la pétition qui circule dans les courriers électroniques, et qui porte sur le profond désir des Libanais de voir Ziyad Baroud nommé à nouveau à la tête d'un ministère. Je suis sûre qu'il acquiescera à la demande de ses concitoyens, parce qu'il ne peut que témoigner du bilan positif et du parcours exemplaire de M. Baroud tout au long de son mandat. Malgré (ou avec) toutes les considérations et les tractations dont dépend la formation du prochain gouvernement, serait-il trop exigeant que de voir celui-ci entièrement formé d'hommes (ou de femmes) de cette trempe ? Nous aurions ainsi une équipe homogène de  responsables qui seraient tous intègres et perspicaces, et pour qui la notion de dirigeant s'associe à celle de service et non à celle du m'as-tu-vu. À l'instar de M. Baroud, ces ministres  auraient un torse rentré et le sens du dévouement exacerbé. Comme lui, ils ne regarderaient pas leurs concitoyens du haut d'un piédestal, mais ils descendraient sur le terrain pour le tâter. Ils ne seraient pas du genre à s'enivrer, et seraient fiers d'exploiter toutes leurs capacités pour venir en aide aux Libanais et leur faciliter la vie par une action efficace, et j'allais dire altruiste. Leur principale préoccupation serait en somme de redonner confiance au peuple libanais aux yeux duquel les hautes fonctions gouvernementales  bénéficieraient alors de plus de crédit, puisque remplies par des personnes respectueuses des besoins du citoyen et soucieuses de les assouvir.
Vous allez me dire que des chefs travailleurs et productifs, dotés de conscience et en même temps de disponibilité et de pragmatisme, sont une denrée rare dans ce pays. Je le concède, mais pour peu nombreux qu'ils soient, ils existent quand même, et  se trouvent certainement dans toutes les communautés et dans tous les camps, sans distinction. Il faut les chercher surtout dans les organisations qui constituent la société civile et à travers lesquelles ils œuvrent et se mobilisent pour défendre les intérêts des Libanais. Même dans la classe politique (!) on peut en trouver quelques-uns, qui s'investissent sans mesure pour essayer de contribuer à l'émergence d'une société dont les membres pourraient enfin profiter pleinement de leurs droits. Au fait, si le futur chef du gouvernement et les décideurs confiaient par exemple un portefeuille à un Salah Honein, pensez-vous qu'ils le regretteraient ? En tout cas, nous autres de la plèbe, sûrement pas, parce qu'à mon sens, ce ministre potentiel, ou d'autres semblables à lui dans leurs qualités, sont assez honnêtes et appliqués pour marquer leur participation au pouvoir par des actions à notre service et par des réalisations constructives tendant à nous faire jouir d'un bien-être national longtemps recherché et jamais encore acquis.
Le futur Premier ministre a probablement eu vent de la pétition qui circule dans les courriers électroniques, et qui porte sur le profond désir des Libanais de voir Ziyad Baroud nommé à nouveau à la tête d'un ministère. Je suis sûre qu'il acquiescera à la demande de ses concitoyens, parce qu'il ne peut que témoigner du bilan positif et du parcours exemplaire de M. Baroud tout au long de son mandat. Malgré (ou avec) toutes les considérations et les tractations dont dépend la formation du prochain gouvernement, serait-il trop exigeant que de voir celui-ci entièrement formé d'hommes (ou de femmes) de cette trempe ? Nous aurions ainsi une équipe homogène de  responsables qui seraient tous intègres et...
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