Les rebelles du MEND multiplient les coups de main
Les rebelles nigérians du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) multiplient depuis quelques jours les sabotages et coups de main contre l'industrie pétrolière dans le delta du Niger et ont, pour la première fois, annoncé hier la capture d'un navire, un chimiquier avec six membres d'équipage étrangers - trois Russes, deux Philippins et un Indien -, au large des côtes de cette région. Le MEND avait menacé samedi de lancer de nouvelles opérations dans les 72 heures et appelé les compagnies pétrolières étrangères à quitter la région. Le même jour, le MEND avait également indiqué qu'il saboterait le projet de gazoduc transsaharien annoncé la veille entre le Nigeria, le Niger et l'Algérie pour un montant estimé à dix milliards de dollars. Depuis l'apparition du MEND en 2006, la production de brut du Nigeria a chuté de près d'un tiers. Le groupe armé, qui fait face à une force conjointe armée-police (la Joint Task Force), a indiqué qu'il refusait l'offre d'amnistie faite fin juin par le président nigérian, Umaru Yar'adua.
Bulgarie
La victoire de la droite aux législatives accélère la formation du gouvernement
La victoire éclatante du centre-droit de Boïko Borissov aux législatives de dimanche en Bulgarie va permettre la formation rapide d'un gouvernement, mais il affrontera les défis de la crise économique et de la lutte contre une corruption endémique, là où les socialistes sortants ont échoué. Créé en 2006 par M. Borissov, le parti Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie (GERB) a remporté 116 sièges sur les 240 du Parlement national. En s'associant avec la Coalition bleue, membre comme lui du Parti populaire européen (PPE) et qui compte 15 sièges, il disposerait déjà d'une majorité suffisante pour une coalition gouvernementale. Le nouveau parti populiste Ordre, légalité, justice (RZS) avec ses 10 sièges et les ultranationalistes d'Ataka (21 sièges) ont également promis de soutenir un gouvernement du GERB. Le succès du bouillant maire de Sofia, Boïko Borissov, a démenti, pour la première fois en 20 ans, tous les sondages effectués pendant la campagne électorale. Les analystes prédisaient une impasse politique et des élections anticipées à l'automne prochain.
Iran
Une universitaire française détenue pour espionnage
Une universitaire française est en détention depuis le 1er juillet en Iran sous le chef d'inculpation d'espionnage, a annoncé hier le ministère français des Affaires étrangères, qui a protesté auprès des autorités iraniennes et réclamé sa libération. Le ministère précise que la jeune femme a été arrêtée à l'aéroport, alors qu'elle s'apprêtait à quitter l'Iran « après y avoir résidé pendant cinq mois ». « Le chef d'inculpation d'espionnage avancé par les autorités iraniennes ne résiste pas à l'examen », poursuit le Quai d'Orsay, qui indique que l'ambassadeur iranien à Paris a été convoqué hier au ministère. « La France a informé ses partenaires européens à ce sujet et en appelle à la solidarité de tous les Européens », ajoute-t-il.
Mexique
Défaite du parti de Calderon aux législatives, retour du PRI
Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a dominé la politique mexicaine pendant presque un siècle jusqu'en 2000, est de retour avec une victoire aux législatives de dimanche, au détriment de la formation du président Felipe Calderon. La participation, que l'on craignait particulièrement basse, ne s'est pas effondrée, alors que 43 % des 77 millions d'électeurs se sont déplacés, soit légèrement mieux que lors des dernières législatives en 2003 (42 %). Le PRI avait souvent été accusé par le passé de fraudes électorales, de corruption et d'autoritarisme. Pour M. Calderon, ce scrutin à mi-mandat avait valeur de test, notamment en raison de la crise économique très sévère traversée par le Mexique dont presque la moitié des 103 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Les électeurs mexicains étaient appelés à élire leurs 500 députés, mais aussi six gouverneurs et 568 maires durant cette journée qui n'a été troublée que par quelques incidents isolés, notamment des tirs contre la voiture d'un dirigeant du PRI attribués à des membres de son propre camp.
Sommet
La francophonie réunie à Paris sans ses mauvais élèves
En l'absence des représentants de cinq États africains suspendus pour non-respect des règles démocratiques, quelque 200 parlementaires venus de 51 pays ont participé du 3 au 6 juillet à Paris à la XXXVe session de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF). Créée en 1967, l'Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF), devenue Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) en 1998, regroupe 77 pays répartis sur tous les continents. Les cinq pays suspendus sont : la Mauritanie, la Guinée, Madagascar, la Côte-d'Ivoire et le Niger. Deux pays, Haïti et la République démocratique du Congo, font l'objet d'une procédure « de mise sous observation ». Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, a qualifié l'APF de « vigie de la démocratie dans l'espace francophone ». Au cours de ces trois journées de travaux, les participants ont « planché » sur « la crise financière, la lutte contre la pauvreté et le développement », et sur la situation de la langue française dans le monde. La prochaine session de l'APF devrait se tenir l'été prochain à Dakar, au Sénégal.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef