Baroud d'honneur
Après les conséquences tragiques des tirs de réjouissance qui ont suivi l'élection de Nabih Berry à la présidence de la Chambre, le contribuable avait espéré un peu de retenue de la part des partisans de Saad Hariri, chargé par le président Michel Sleiman de former le futur gouvernement. La soirée de dimanche 28 juin nous a pris de court, et il est hors de question d'accepter encore une fois la thèse des « éléments incontrôlés » qui nous est servie à chaque atteinte à l'ordre public. La sécurité du citoyen doit demeurer une priorité et pour ce il suffirait aux forces de l'ordre de décréter responsable de toute infraction la personne même qui a suscité les débordements, dans ce cas-là MM. Berry et Hariri. Et à défaut de pouvoir arrêter les fauteurs de troubles, le ministère de l'Intérieur devrait peut-être signifier à tous ces leaders qu'ils seraient responsables personnellement des dépassements de leurs partisans.
Réjouissons-nous à mort
Si seulement, l'autre soir, le maquettiste de L'Orient-Le Jour avait pu faire une erreur et intervertir les titres des pages 1 et 2. On aurait eu, en une : « Retour au Liban tribal : 1 tué et 11 blessés par les tirs de réjouissance », alors que l'élection du président de la Chambre, qui ne constituait d'ailleurs de surprise pour personne, aurait attendu la page suivante. Cette faute nous aurait permis à tous de pousser une formidable gueulante, n'est-ce pas Monsieur le ministre de l'Intérieur ?...
Pourquoi ?
Pourquoi faut-il que quelqu'un comme Michael Jackson meurt pour que le monde en entier se mette à le glorifier, alors que de son vivant, « Bambi » a surtout été seul et éclaboussé par des mini-scandales, des procès (d'intention ?) et des surnoms comme « l'extraterrestre », « Peter Pan » ou « Jacko the Wacko » ?
Pourquoi faut-il souffrir pour être beau, heureux et tutti quanti ?
Pourquoi faut-il qu'après moi soit le déluge ?
Pourquoi l'enfer est souvent pavé de très bonnes intentions et la route du paradis souvent truffée de tentations et de nids de poule ?
Pourquoi les généraux (en général) ne sont jamais sages ; et que les sages (en particulier) ne sont jamais là quand il le faut ?
Pourquoi faut-il (vous avez dit faute ?) que le côté jardin et juif de Gad Elmaleh soit plus important (à certains yeux) que son côté cour et humoriste ; et montrer par là au monde entier le mauvais côté de (certains) Libanais ?
Pourquoi faut-il, pour vivre heureux, vivre caché ?
Pourquoi dit-on qu'être à l'heure est la politesse des rois et des personnalités ; alors que ce sont surtout ces dernières qui sont toujours en retard ?
En bref, le philosophe dit que ce n'est pas grave de poser des questions ; que l'important est de trouver des réponses. Mais moi, à mon âge ; je les cherche toujours.

