La décision de transporter le chanteur à Neverland pourrait laisser penser que la famille veuille faire du ranch la dernière demeure du chanteur, voire un musée, à l'image de Graceland, où repose Elvis Presley. On ignore, cependant, si cela est légalement possible. « Nous sommes en train d'étudier tous les aspects légaux », a déclaré à l'AFP William Boyer, porte-parole du comté de Santa Barbara. Plusieurs voix se sont élevées, dans cette région viticole paisible et très aisée, pour s'inquiéter de voir Neverland devenir un lieu de pèlerinage à la gloire du chanteur de Billie Jean.
Alors que le voile se lève peu à peu sur les obsèques, les causes exactes de sa mort restent un mystère, même si les spéculations sur le rôle des médicaments dans le décès redoublent. Mardi soir, le site Internet TMZ.com - qui avait été le premier à annoncer la mort de Jackson - a révélé qu'un médicament extrêmement puissant, le Propofol, utilisé pour les anésthésies chirurgicales, avait été retrouvé dans la maison de Holmby Hills, où la star est décédée jeudi dernier, près de Beverly Hills. Ce médicament ne peut être délivré qu'au personnel médical, précise TMZ.com, citant une source non identifiée : « Il n'est pas concevable qu'un tel médicament soit prescrit pour un usage domestique. » Plus tôt dans la soirée, une ancienne infirmière de Michael Jackson, Cherilyn Lee, avait assuré sur CNN que la pop star l'avait pressée, sans succès, de lui obtenir du Diprivan - le nom générique du Propofol. Elle avait également affirmé qu'un membre de l'entourage de la star avait réclamé le même médicament quatre jours avant sa mort. Là encore, elle avait refusé d'accéder à la demande, arguant de la dangerosité du médicament.
Entre-temps, les hommages au chanteur se poursuivaient. À l'Apollo Theater de New York, des centaines d'admirateurs ont célébré la mémoire du « roi de la pop ». À Barcelone, le lancement de la nouvelle tournée du groupe U2 a été marqué par la reprise, par le chanteur Bono, d'un tube de Michael Jackson, Man In the Mirror.


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