Évoquant les affrontements qui ont éclaté dimanche dans les rues de Beyrouth, Mme Montas a laissé entendre que les Nations unies suivent de près la situation sécuritaire au Liban. « Nous savons qu'il y a eu quelques affrontements, le secrétaire général a demandé qu'ils soient résolus de manière pacifique », a-t-elle dit. Et d'ajouter : « Le représentant de Ban Ki-moon pour l'application de la résolution 1701, M. Michael Williams, se trouve actuellement au Liban pour discuter avec les différentes parties ».
Par ailleurs, le nouveau rapport du secrétaire général sur l'application de la résolution 1701, qui donne une évaluation détaillée des mesures prises pour appliquer la résolution depuis le 3 mars 2009, est en ce moment sous études au siège de l'ONU. Il sera remis probablement mardi au président du Conseil de sécurité. Lors de consultations prévues le 7 juillet prochain, Michael Williams présentera son exposé devant le Conseil de sécurité.
Robert Serry : « Climat de dialogue et de coopération »
Lors du débat mensuel du Conseil, le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient et représentant personnel du Secrétaire général, M. Robert Serry, a brossé un tableau de la situation prévalant au Liban. Mettant l'accent sur les faits les plus saillants survenus depuis le dernier exposé le 20 avril 2009, M. Serry a affirmé devant le Conseil que « le 7 juin, les élections législatives se sont déroulées dans le calme et sans incidents majeurs en matière de sécurité. Les missions internationales ont estimé que les élections ont été globalement libres et équitables.
Dans ce contexte, M. Serry a souligné qu'un « climat de dialogue et de coopération » a prévalu au Liban depuis l'élection. M. Serry a également rappelé l'arrivée des ambassadeurs en Syrie et au Liban pour prendre leurs fonctions. « Les deux pays ont maintenant des ambassades pleinement opérationnelles chacun dans la capitale de l'autre », a-t-il assuré.
En ce qui concerne les activités d'espionnage « présumé pour le compte d'Israël », M. Serry a indiqué « qu'il y a eu un grand nombre d'arrestations, y compris de responsables militaires à la retraite ou encore en activité ».

