Sur le plan médiatique, la Coupe des confédérations n'a pas passionné. En Espagne, en Italie, on a préféré parler transferts. En France, l'exposition médiatique a été très limitée. Pourtant, cette Coupe des confédérations méritait un peu plus de considération. Quelques heures avant la finale, on peut raisonnablement dire que la Coupe des confédérations organisée en Afrique du Sud est un succès sur le plan sportif. La compétition a été disputée, avec en point d'orgue la dernière journée de la phase de poules. Plusieurs équipes peuvent tirer des conclusions. L'Espagne est sûrement la meilleure équipe du monde, mais elle est loin d'avoir gagné le prochain Mondial. Le Brésil pratique un jeu ennuyeux, mais efficace. Gare à ne pas retrouver la seleccao de 1994 (victorieuse du Mondial, mais détestée au Brésil, car ne pratiquant pas un jeu offensif). De son côté, l'Italie doit renouveler son équipe pour espérer jouer les premiers rôles dans un an.
Si les formations qui ont participé au tournoi en ont profité pour retenir quelques certitudes, le pays hôte, lui, se pose des questions sur sa capacité à accueillir la Coupe du monde dans un an. Les Sud-Africains n'ont pas rempli les stades et pour beaucoup d'observateurs la sécurité n'était pas assez présente. Le président de la FIFA a déclaré être « globalement satisfait ». Blatter n'est pas revenu sur ses premières déclarations en début de tournoi, lorsqu'il estimait que le Comité local d'organisation (LOC) devait « faire un peu plus pour attirer les gens au stade ». Il a par contre admis qu'il fallait « améliorer certains secteurs, notamment les transports ». Certains matches de la Coupe des confédérations ont donné lieu à des scènes chaotiques, les transports par minibus fonctionnant mal et certains spectateurs sont arrivés en retard pour le coup d'envoi.


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