Les États-Unis menaient pourtant 2-0 à la mi-temps, grâce à Clint Dempsey (10) et Landon Donovan (27), au bout d'une contre-attaque éclair, et les quintuples champions du monde se dirigeaient vers un affront qui aurait fait scandale, de Rio à São Paulo.
Luis Fabiano, le meilleur buteur du tournoi (5 buts), a relancé son équipe en marquant dès la reprise (46) sur une passe de Maicon, avant d'égaliser en reprenant une frappe de Robinho sur la transversale (74). Puis Lucio a concrétisé la domination permanente des Brésiliens sur un corner d'Elano.
Le Brésil s'était longtemps cassé les dents sur la défense américaine, qui trouvait toujours un pied ou une tête pour dégager, et en particulier sur le gardien, Tim Howard.
La « Seleçao » était « fatiguée », Dunga l'a assez répété pour justifier les moins bons matches de son équipe contre l'Égypte (4-3) et l'Afrique du Sud (1-0), des succès à chaque fois arrachés dans les dernières minutes.
Promotion du soccer
Mais cela n'a pas empêché les « penta-campeoes » de remporter une troisième Coupe des confédérations (après 1997 et 2005) et de doubler la France, qui a en a gagné deux (2001 et 2003).
Les États-Unis n'ont pas démérité et ont montré leurs qualités mentales. Ils sont arrivés jusqu'en finale, malgré deux défaites initiales, 3-1 contre l'Italie et 3-0 contre le Brésil, déjà, en poules. Le Brésil était vraiment plus fort.
Le sélectionneur Bob Bradley et ses joueurs ont sans doute fait beaucoup pour la promotion du soccer. Il a aussi de beaux joueurs, comme les deux milieux offensifs, buteurs en finale, Clint Dempsey et surtout Landon Donovan, qui permutent souvent, ou l'arrière central Oguchi Onyewu.
Maintenant un match difficile attend les Américains (2e de leur groupe) pour revenir en Afrique du Sud l'année prochaine : un choc le 12 août au Mexique, classé 4 points derrière eux.
Le Brésil, qui avait remporté ses quatre précédents matches à la Coupe des confédérations et reste même sur huit victoires de rang en comptant ses matches qualificatifs au Mondial 2010, va aussi pouvoir reprendre sa campagne. Il n'a plus perdu depuis 16 matches et le 15 juin 2008, au Paraguay (0-2).
De quoi apporter des arguments à Dunga, qui expliquait la veille de la finale que le Brésil était « la meilleure équipe du monde ». Le Brésil, et pas l'Espagne, qui a terminé troisième en battant l'Afrique du Sud dans l'après-midi (3-2 a.p.). La Coupe du monde a déjà commencé avec la guerre psychologique entre les favoris.
Attention maintenant au mistigri : depuis la première Coupe des confédérations de la FIFA, en 1997 (en 1992 et 1995, le trophée s'appelait Coupe du roi Fahd), le vainqueur n'a jamais remporté la Coupe du monde suivante.


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