Plusieurs ministres ont d'ores et déjà écarté de leur côté un gel, même provisoire. « Il est hors de question qu'un parti comme le Likoud accepte » un gel, a notamment déclaré le ministre de l'Environnement, Elad Erdan, un proche du Premier ministre et chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu.
M. Barak, qui doit rencontrer aujourd'hui à Washington l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell devrait présenter à son interlocuteur une telle proposition d'arrêt provisoire de la construction dans les implantations en Cisjordanie occupée, selon la radio militaire. Mais ce gel ne concernerait ni Jérusalem-Est annexée après sa conquête en juin 1967 ni les constructions en cours. Selon le quotidien Yediot Aharonot, qui donne la même information, le gel ne concernerait pas 2 000 bâtiments alors que plus de 3 200 logements privés sont en cours de construction dans les implantations sans compter des bâtiments publics. M. Barak, le numéro un du Parti travailliste, a été mandaté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour rencontrer l'émissaire américain, après l'annulation d'une rencontre qu'il devait avoir avec ce dernier à Paris, sur fond de divergence sur la colonisation.
En dépit des pressions de la communauté internationale, notamment les États-Unis, le cadastre de la colonie juive de Maalé Adoumim a annoncé samedi son intention d'enregistrer 13 900 hectares de terres en Cisjordanie occupée, une mesure destinée à renforcer le contrôle israélien sur ces terrains en vue d'une éventuelle extension de l'implantation. Dans des encarts publiés par le quotidien palestinien al-Quds, qui en fait samedi une information en une, le cadastre, comme le veut la procédure, invite les Palestiniens s'estimant lésés par l'enregistrement de ces terres à contester cette mesure « sous 45 jours » auprès de l'administration militaire israélienne. Le cadastre explique dans les encarts que la demande d'enregistrement des terres a été déposée par cette administration dont le QG se trouve dans la colonie de Beit El près de Ramallah. Les Palestiniens dénoncent vivement ce projet parce qu'il coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, rendant extrêmement problématique la constitution d'un État palestinien indépendant.
Sur un autre plan, Ehud Barak a démenti hier des informations faisant état de l'imminence d'un accord avec le Hamas portant sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit en échange de celle de Palestiniens détenus en Israël. « Ces informations sont fausses et il est même possible qu'elles provoquent des dégâts », a déclaré Ehud Barak. Citant des diplomates occidentaux, des médias israéliens avaient affirmé jeudi que Gilad Shalit, retenu dans la bande de Gaza, était sur le point d'être transféré en Égypte.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef