Dans une déclaration à l'AFP, Mme Hachemi a assuré que le dossier émirati était « très solide », tout en admettant que la mission « ne sera pas facile » lors de la réunion des 110 pays signataires du traité fondateur de l'Irena, prévue le 29 juin à Charm el-Cheikh (Égypte).
Cette réunion doit décider du siège et du directeur d'Irena.
Les Émirats proposent de baser l'Irena à Masdar, une cité en construction près d'Abou Dhabi et prévue pour fonctionner avec un niveau zéro d'émission de gaz carbonique.
Cette cité fonctionnera exclusivement au moyen d'énergies renouvelables, dont l'énergie solaire, une ressource constante dans le désert de l'émirat. Elle doit être achevée en 2015 et compter 50 000 habitants.
Les Émirats arabes unis souffrent cependant d'un handicap : c'est un grand pays exportateur de brut considéré comme ayant la plus grande empreinte carbonique par habitant dans le monde selon le World Wildelife Fund.
« Au contraire, (la candidature) souligne l'engagement d'un pays exportateur d'(énergie) fossile à renforcer les énergies renouvelables », a répliqué la ministre d'État.
Les Émirats constituent « un pont entre l'Orient et l'Occident, entre le Nord et le Sud et entre les pays industrialisés et ceux en développement. Tout cela plaide en notre faveur si l'objectif réel est d'encourager les pays en développement à utiliser les énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.
À cette fin, les Émirats s'engagent d'ailleurs à accorder chaque année 50 millions de dollars en prêts à des pays en développement, selon leur dossier de candidature.
L'Irena, dont la création vise à aider à la lutte contre le réchauffement climatique, aura pour but de conseiller les gouvernements sur toute la gamme des questions techniques et financières, et d'appuyer les technologies nouvelles dans les pays en voie de développement.


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