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Liban

Antoine Hayek, directeur de l’Athénée de Beyrouth, dans l’ordre des palmes académiques

Les insignes des palmes académiques, grade d'officier, ont été remises lundi au directeur de l'Athénée de Beyrouth, Antoine Hayek, par Denis Gaillard, conseiller de coopération et d'action culturelle près l'ambassade de France. La cérémonie, qui a eu lieu au collège même, à Bsalim, s'est déroulée en présence de l'ancien ministre Michel Eddé, du directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, de la propriétaire de l'établissement, Sylvie Shlink, d'Éric Seebold, inspecteur de l'Éducation nationale française, de nombreux directeurs d'établissements francophones homologués, du corps professoral, de parents d'élèves et de membres de la famille.
Le brillant parcours de ce directeur, sociologue de formation, mais aussi son caractère chaleureux et passionné, et son rapport unique avec les élèves étaient au cœur des interventions. Mme Shlink a salué en lui « sa dévotion sans pareille et sa réussite brillante » dans cet établissement qu'elle a fondé avec Antoine Shlink il y a quarante ans.
Pour sa part, M. Gaillard est revenu sur la longue carrière d'Antoine Hayek, rappelant qu'il était présent à Paris en mai 1968 comme étudiant, ce qui devait le marquer à vie. M. Hayek a entamé sa carrière d'enseignant en 1970, et son histoire avec l'Athénée de Beyrouth commence en 1976, il y est donc depuis 33 ans, gravissant tous les échelons jusqu'à en devenir le directeur. M. Gaillard revient sur « son engagement total à la cause de l'éducation » et sur le rôle prépondérant qu'il joue au sein du réseau d'écoles francophones homologuées, et qualifie sa relation avec les jeunes de « forte », des jeunes pour qui il est « une figure qui compte ». Il s'est dit enfin « heureux de (lui) remettre ces insignes des palmes académiques qui viennent récompenser ce que nous considérons comme un parcours exemplaire, mais aussi une force de caractère comme il y en a peu ».
Dans son intervention, Antoine Hayek s'est attardé sur le rôle de l'école et sur son inévitable évolution. Partant du fait qu'« il faudrait repenser le rôle de l'école contemporaine », il s'est dit convaincu que « l'une des exigences éducatives de notre époque est sans aucun doute de confronter les modes de connaissances pour accroître à la fois l'esprit critique et les capacités d'analyse de l'apprenant ».
« L'efficacité de l'école dans l'accomplissement de ses missions dépend de la capacité à bien les définir, poursuit M. Hayek. Pour relancer notre système éducatif, il faut clarifier nos objectifs en fixant un cap à l'école et mieux cibler les moyens sur les besoins prioritaires. Ce dessein doit être ambitieux : il s'agit de poursuivre la démocratisation de l'école, mais en se donnant des obligations de résultats. Une école plus juste, plus efficace, plus ouverte et toujours performante. Nous devons lutter contre l'échec scolaire et la montée de l'inégalité sociale devant la réussite des élèves. (...) Notre rôle est de former des femmes et des hommes libres, autonomes, indépendants et responsables. »

Les insignes des palmes académiques, grade d'officier, ont été remises lundi au directeur de l'Athénée de Beyrouth, Antoine Hayek, par Denis Gaillard, conseiller de coopération et d'action culturelle près l'ambassade de France. La cérémonie, qui a eu lieu au collège même, à Bsalim, s'est déroulée en présence de l'ancien ministre Michel Eddé, du directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, de la propriétaire de l'établissement, Sylvie Shlink, d'Éric Seebold, inspecteur de l'Éducation nationale française, de nombreux directeurs d'établissements francophones homologués, du corps professoral, de parents d'élèves et de membres de la...
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