Le patriarche a, par la suite, reçu le député Hadi Hobeiche. Ce dernier a insisté sur « la nécessité que la démocratie suive son cours, que la majorité parlementaire dirige le pays et que la minorité parlementaire fasse de l'opposition ». Concernant la réélection attendue de Nabih Berry à la tête du Parlement, M. Hobeiche a affirmé qu'il est « pour la mise en place d'un accord entre les députés du 14 Mars et M. Berry sur la position de ce dernier durant la prochaine étape ». « Ce ne sont pas des conditions. Je considère que ce sont plutôt des accords d'entente », a-t-il précisé. Et de rappeler que « la majorité des députés a habité dans des hôtels suite aux attentats » et qu'« à cette période, le président Berry n'a jamais donné le moindre coup de fil pour prendre de leurs nouvelles ».
Le chef du Parti de la paix, Roger Eddé, s'est également rendu chez le patriarche maronite. Évoquant l'attaque verbale du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre Mgr Sfeir, il a estimé que « cette attaque a eu lieu sur ordre de Téhéran ». « Téhéran a initié cette attaque par une mise en garde au monde occidental indiquant que le moindre soutien à la révolution démocratique en Iran verrait l'ouverture d'autres fronts », a-t-il affirmé.
Le patriarche maronite a enfin reçu Michel Moawad qu'il a gardé à déjeuner. Dénonçant l'attaque contre Bkerké, M. Moawad a affirmé que « le 14 Mars est prêt à considérer la réélection de Nabih Berry à la présidence de la Chambre si ceci est dans l'intérêt du pays ». « Nous y sommes prêts, à la condition d'obtenir certaines garanties, car le peuple a voté contre la fermeture du Parlement et contre la paralysie des institutions », a-t-il noté. Michel Moawad a enfin souligné que « le projet du 14 Mars est de bâtir un État qui étende sa souveraineté sur l'ensemble du territoire libanais, et qui aura la décision exclusive de la paix, de la guerre et de la souveraineté ».

