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Liban

Les propos de Sfeir continuent de faire des vagues

Les propos du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, à la veille des élections, et la réaction du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, continuent de faire des vagues dans les milieux politiques et religieux.
Apparemment encouragés par les propos de sayyed Nasrallah, le vice-président du Conseil supérieur chiite et le mufti jaafarite, cheikhs Abdel Amir Kabalan et Ahmad Kabalan, ont tous deux réagi hier dans leurs prêches à l'homélie patriarcale, mais sans nommer Mgr Sfeir. « Le Liban est dans notre chair et notre sang, et nous resterons sur son territoire pour le défendre. Que personne ne fasse de la surenchère sur ce plan. Nous sommes les protecteurs du Liban et nous ne le céderons à personne. Nous considérons qu'il appartient à toutes les communautés et confessions ainsi qu'à tous les partis », a-t-il dit, avant d'appeler à « favoriser la convivialité entre les Libanais et à panser les plaies. « Surtout, a-t-il ajouté, que certains parmi nous ont peur pour le Liban, et c'est leur droit. » Cheikh Kabalan a ensuite appelé à la tenue d'un sommet religieux pour « discuter des moyens de protéger et de défendre le pays ».
Le mufti jaafarite a pour sa part souligné son attachement à l'édification d'un État, affirmant rejeter les discours qui accusent l'opposition du contraire et appelant toutes les parties à œuvrer pour un renouvellement de la confiance entre elles et pour une coopération en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.
Au sein de la communauté sunnite, les muftis des régions ont appelé, dans leurs prêches respectifs, à une cessation des polémiques entre chefs religieux. Celles-ci, ont-ils considéré, risquent d'exacerber les tensions et de provoquer de sérieuses dissensions confessionnelles. Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a pour sa part insisté sur le fait que « les autorités spirituelles au Liban constituent une soupape de sécurité, et assument un rôle unificateur et consensuel ».
Dans les milieux politiques, les députés Sethrida Geagea et Élie Keyrouz, le coordonateur général du Front de la liberté, Fouad Abou Nader, et le PNL se sont élevés contre les atteintes au patriarcat maronite au moment où M. Naufal Daou, membre du secrétariat général du 14 Mars, exprimait son étonnement devant « le silence des candidats parlementaires centristes face aux critiques adressées au chef de l'Église maronite ».

Nouvelles attaques de Aoun
Signalons, par ailleurs, qu'au cours d'un dîner organisé à Chnan'ïr en l'honneur des députés élus du Kesrouan, le général Michel Aoun a une nouvelle fois attaqué le patriarche maronite sans le nommer. Évoquant les propos tenus par le cardinal Sfeir - qui avait souligné, en réponse aux critiques de Hassan Nasrallah à son encontre, qu'il se devait d'appeler les choses par leur nom et de dire ce qui est blanc et ce qui est noir -, le général Aoun a déclaré : « Ils ont dit qu'ils allaient appeler un chat un chat (allusion aux propos de Mgr Sfeir). Je leur dis en toute fierté que le président du Parlement sera élu au Parlement au Liban, alors que le gouvernement est actuellement mis sur pied au Caire et à Riyad, et non pas au Liban. S'ils veulent que le Liban soit au Liban (comme l'a souligné Mgr Sfeir), ils devront alors nous suivre. »
Le général Aoun a, par ailleurs, repris ses attaques contre les observateurs occidentaux, dépêchés au Liban pour contrôler le déroulement des élections. Le chef du CPL leur a reproché d'avoir avalisé les résultats du scrutin en soulignant que les élections ont eu lieu dans un climat libre et intègre. « Mais les élections n'ont été ni libres ni intègres », a affirmé le général Aoun qui a également vivement critiqué les services de sécurité de l'État, les accusant d'avoir « supervisé l'achat des consciences et la traite des blanches »...

Les propos du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, à la veille des élections, et la réaction du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, continuent de faire des vagues dans les milieux politiques et religieux.Apparemment encouragés par les propos de sayyed Nasrallah, le vice-président du Conseil supérieur chiite et le mufti jaafarite, cheikhs Abdel Amir Kabalan et Ahmad Kabalan, ont tous deux réagi hier dans leurs prêches à l'homélie patriarcale, mais sans nommer Mgr Sfeir. « Le Liban est dans notre chair et notre sang, et nous resterons sur son territoire pour le défendre. Que personne ne fasse de la surenchère sur ce plan. Nous sommes les protecteurs du Liban et nous ne le céderons...
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