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Moyen Orient et Monde - Droits De L’Homme

Syrie : un opposant acquitté, un autre libéré

La justice militaire syrienne a acquitté hier le dissident Walid al-Bounni. Ce médecin, âgé de 46 ans, était poursuivi pour des conversations qu'il avait eues avec un codétenu et qualifiées par le parquet de « fausses déclarations qui affaiblissent le moral national ». Selon son avocat, le juge l'a acquitté, un fait très rare en Syrie, pour insuffisance de preuves. Des diplomates de plusieurs pays occidentaux, dont la France, l'Espagne, la Suède et les États-Unis, assistaient à l'audience.
M. al-Bounni, qui a déjà fréquenté les prisons syriennes de 2001 à 2006 pour son implication dans le printemps de Damas, reste cependant emprisonné en vertu d'une précédente condamnation pour délits politiques. Il purge une peine de deux ans et demi de prison pour avoir participé en 2007 à une réunion de la mouvance démocrate.
Par ailleurs, les autorités syriennes ont libéré, mardi soir, l'opposant Mahmoud Issa qui a passé trois ans en prison, a annoncé hier l'Organisation nationale des droits de l'homme en Syrie (ONDHS). Traducteur et professeur d'anglais, cet ex-détenu politique (1992-2000) avait été condamné en mai 2007 à trois ans de prison après avoir signé, à l'instar de 300 intellectuels syriens et libanais, la « déclaration Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth » datant de 2006 qui appelait la Syrie à reconnaître le Liban et notamment à l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Il avait alors été accusé d'« avoir affaibli le sentiment national et porté atteinte à la crédibilité de l'État ». Sa libération intervient quatre semaines après celle de l'écrivain et opposant Michel Kilo, qui a passé trois ans en prison après avoir signé la même pétition.

La justice militaire syrienne a acquitté hier le dissident Walid al-Bounni. Ce médecin, âgé de 46 ans, était poursuivi pour des conversations qu'il avait eues avec un codétenu et qualifiées par le parquet de « fausses déclarations qui affaiblissent le moral national ». Selon son avocat, le juge l'a acquitté, un fait très rare en Syrie, pour insuffisance de preuves. Des diplomates de plusieurs pays occidentaux, dont la France, l'Espagne, la Suède et les États-Unis, assistaient à l'audience.M. al-Bounni, qui a déjà fréquenté les prisons syriennes de 2001 à 2006 pour son implication dans le printemps de Damas, reste cependant emprisonné en vertu d'une précédente condamnation...
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