Alors que les autres pays font face à des risques politiques croissants à l'ombre de la crise économique, l'instabilité politique au Liban est déjà prise en compte, a poursuivi l'institut, ajoutant que les investisseurs ont favorablement réagi à l'issue du scrutin comme en témoigne la performance positive de la Bourse de Beyrouth. L'autre retombée positive des élections, selon BMI, est que la coalition gagnante est favorable aux réformes. Lorsque le 14 Mars était au pouvoir, les autorités ont élaboré plusieurs plans pour privatiser les entreprises publiques défaillantes, améliorer le système fiscal et l'environnement des affaires ou encore s'attaquer au problème de la dette publique, a affirmé BMI. Il a toutefois prévenu que le futur gouvernement ne sera peut-être pas en mesure de mettre en œuvre des réformes, en cas de tensions politiques.
Pour BMI, le scénario le plus probable est celui de la mise en œuvre de réformes à petite échelle, accompagnée d'une amélioration de la confiance des investisseurs, tandis que les grandes décisions, comme la privatisation de l'électricité du Liban, ne seront pas pises avant 2010, au moins.
Selon le rapport, le Liban ressentira les bénéfices du résultat des élections d'abord à travers une reprise de la demande domestique, alors que la demande externe devrait continuer à souffrir. La confiance croissante dans le système politique va stimuler la consommation privée, a affirmé BMI, mais l'amélioration ne sera pas immédiate en raison du contexte mondial défavorable. Il a ainsi prévu une hausse de la consommation privée réelle de 2 % en 2009 et 2010, étant donné le ralentissement mondial et les pertes d'emplois éventuelles pour les Libanais expatriés. L'institut a toutefois prévenu que cette croissance pourrait ralentir si le ministère des Finances relève la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 10 à 12 %, et la taxe sur les intérêts bancaires de 5 à 7 %, comme initialement prévu. Enfin, BMI a noté qu'en dépit de l'élan domestique, le gouvernement sera limité dans sa capacité à soutenir la croissance et les conditions externes pèseront sur le commerce extérieur. Cette année, les exportations de biens et services devrait reculer de 2 % en termes réels, selon BMI.


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