Le PAM, créé par un proche du roi, remporte les élections municipales
La dernière-née des formations politiques marocaines, le Parti authenticité et modernité (PAM), fondé par un proche du roi Mohammad VI en 2008, est sorti vainqueur des élections municipales de vendredi, marquées aussi par un modeste score du parti islamiste. Plus de 7 millions de Marocains, sur un total de quelque 13 360 000 inscrits, ont voté cette année, une participation de 52,4 % légèrement inférieure à celle du précédent scrutin (54 %), en 2003, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Chakib Ben Moussa, samedi au cours d'une conférence de presse.
3 406 femmes ont été élues cette année, contre seulement... 127 en 2003.
Irak
Le gouvernement britannique lance une enquête sur la guerre
Le gouvernement britannique va annoncer cette semaine le lancement d'une enquête longuement attendue sur les conditions d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne avec l'Irak, ont indiqué hier plusieurs médias. Le lancement de l'enquête devrait être confirmé lors d'une adresse au Parlement, affirment l'Observer et l'agence Press Association, citant une source anonyme. L'annonce pourrait être faite dès demain, selon l'Observer. Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband avait annoncé en mars qu'une enquête serait lancée après le retrait quasi total des 4 100 soldats britanniques d'Irak prévu le 31 juillet. L'enquête doit examiner les circonstances qui ont conduit le gouvernement du Premier ministre travailliste Tony Blair à faire entrer la Grande-Bretagne en guerre avec l'Irak aux côtés des États-Unis en mars 2003 et sur les conséquences de cette décision. Le gouvernement fait aujourd'hui face à une controverse concernant la publication du rapport. M. Miliband a indiqué qu'il s'agirait d'un rapport confidentiel alors que l'opposition et des proches des soldats britanniques tués en Irak réclament que les résultats de l'enquête soient publiés.
Somalie
Les islamistes interdisent le cinéma à la télévision
Les islamistes qui contrôlent le sud de la Somalie ont interdit le cinéma à la télévision, trois ans après avoir fermé les salles de projection dans la région qu'ils contrôlent. « Regarder des films est totalement interdit, même chez soi », a indiqué cheikh Mowlid Ahmad, un commandant des forces de sécurité de la ville portuaire de Kismayo, dans un communiqué. « Les gens ont le droit de regarder la télévision uniquement pour regarder les informations sur des chaînes comme al-Jazira », a-t-il ajouté, en précisant que des vérifications seraient effectuées dans les domiciles et que les contrevenants seraient punis. Des habitants ont indiqué que les autorités islamistes avaient commencé récemment à inspecter les téléphones portables et punissaient, en général par des coups de fouet, quiconque avait téléchargé un film.
Sur le terrain, trois soldats des forces gouvernementales somaliennes et un civil ont été tués par balles hier à Mogadiscio lorsqu'une rixe entre des militaires a dégénéré en affrontements à l'arme lourde.
Libye
Kadhafi à Rome, on a frôlé l'incident diplomatique
La visite « historique » de Mouammar Kadhafi en Italie a permis de clore formellement la page du contentieux colonial entre les deux pays mais le séjour du dirigeant libyen s'est achevé dans la polémique et a frôlé l'incident diplomatique. Après deux heures de vaine attente, le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, a annulé vendredi soir sous les applaudissements une réunion où le colonel Kadhafi ne s'était pas présenté alors qu'il devait y prendre la parole devant plusieurs centaines de députés et de personnalités. L'imprévisible chef de l'État libyen n'a ni expliqué son absence, attribuée par l'ambassade de Libye à « la prière du vendredi », ni présenté d'excuses aux députés italiens. Pour clore l'incident, Silvio Berlusconi s'est rendu dans la nuit de vendredi à samedi sous la tente du colonel, dressée dans les jardins de la villa Pamphili. Selon l'entourage du chef du gouvernement, le leader libyen lui aurait réaffirmé que « l'Italie était un pays ami ».
Dés son arrivée mercredi, le leader libyen avait eu une attitude provocante en arborant sur un uniforme militaire chamarré d'or une photo de Omar al-Mokhtar, un héros de la résistance libyenne, surnommé « le lion du désert », au moment de son arrestation en 1931 par le régime fasciste de Mussolini. Le colonel avait ensuite insisté lourdement sur le fait que sa visite n'avait été possible que parce que Rome avait présenté des « excuses » pour la période coloniale.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef