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Lifestyle - Gala

Casino Royal

  Pour la troisième année consécutive, l'association Skoun a choisi de créer l'évènement  en offrant un dîner de gala qui ressuscite la splendeur des années 60. Le Casino du Liban s'est drapé pour l'occasion de noir et de blanc, de noir et de rouge, et les invités de leurs plus belles tenues. Le tout au profit d'une bonne cause, joindre l'utile au très agréable... 
Le Casino du Liban, ancré face à la baie de Jounieh et dans un coin de la mémoire libanaise, semblait attendre depuis longtemps ce revival. Ce retour au glamour de la belle époque d'avant toutes nos guerres. Avec l'intervention du toujours inspiré Samer el-Amin, encore lui, capable aussi bien de fleurir une rue de Gemmayzé de paniers et de rubans que de mettre sur pied un gala de 500 personnes où chaque détail de ces années-là a été retrouvé, dépoussiéré et mis en scène, le casino était royal en ce samedi soir.
Entièrement dédiée à la cause de Skoun, « faire renaître la vie, la santé et l'espoir », cette soirée, dans sa troisième édition, permettra la poursuite d'un combat qui dure depuis 2003. Aider les personnes souffrant de dépendances à se rétablir et retrouver une vie normale, et mener une campagne de prévention auprès des jeunes. En 2008 et grâce à la récolte de fonds, 172 patients, dans une moyenne d'âge de 28 ans, ont pu être traités. 78 % d'entre eux étaient héroïnomanes et 28 % accros à la cocaïne, l'alcool, les médicaments et le cannabis.  « Grâce à la contribution et la participation de chacun d'entre vous, a souligné Sarah Trad, présidente du conseil d'administration de Skoun et membre fondateur, de nos sponsors et notamment nos sponsors d'or Magrabi Optical et le Casino du Liban, nous sommes aujourd'hui capables de fournir des services inestimables. »

Ambiance
Pour accéder à la salle des ambassadeurs, affiches en noir et blanc des années 60 et tapis rouge ont été déroulés en grande pompe. Une série de machines à sous, récupérées des archives du casino, ont constitué une haie d'honneur pour l'accueil des invités. Des hommes en noir, de faux paparazzi, de vrais photographes, même Willy, William Lteif, qui fut tour à tour réceptionniste, danseur, croupier et enfin responsable des relations publiques au casino, étaient là, auprès de la très glamour Sarah Trad, pour recevoir les ambassadeurs et les hommes d'affaires en cravates noires, et flatter les femmes qui avaient sorti leurs robes longues et leur charme. La carte d'invitation n'avait-elle pas indiqué que la tenue vestimentaire devait être « fabuleuse » ?
La montée des marches s'est faite au rythme des flashs des photographes. Stars de quelques instants, les invités se sont arrêtés un moment à la Martingale.  Entraînés en douceur par la musique de la DJ Caline Chidiac, qui a proposé un répertoire parfaitement accordé avec l'évènement, ils se sont retrouvés quelques instants autour du piano noir paré de chandelles pour une indispensable parenthèse. Ambiance, ambiance...
Dans la salle des ambassadeurs, les tables étaient dressées en noir et rouge, la scène munie d'un grand écran sur lequel ont défilé des extraits de films et des photos de ces années-là. Certaines personnes présentes ont même eu le bonheur de reconnaître un parent, un ami. Après le mot de Nadia Mikdashi, directrice de Skoun et membre fondateur, un documentaire de 10 minutes, truffé de témoignages à visage découvert et chargé d'émotions, a été projeté et très applaudi. Applaudi surtout le courage de ces personnes qui ont trouvé en l'ONG « une écoute, de l'espoir, une nouvelle chance, un foyer... ».

Place à la fête
Le dîner est alors servi dans cette salle immense où le murmure de plus de 500 personnes se dilue dans les airs. Où leurs ombres incessantes se promènent de table en table dans un exercice mondain fort élégant. The show begins avec Chiara Cievello, « la meilleure chanteuse de jazz de sa génération », selon Tony Benett, venue directement de New York partager sa musique avec un public qui ne la connaissait pas. Cet intermède musical, où elle fut accompagnée par le guitariste Raëd el-Khazen et huit musiciens, a été suivi d'un hommage à notre Sabbouha nationale, avec un tableau où 15 jeunes filles, affublées d'une perruque blonde et des plus belles robes de la chanteuse, lui ont rendu un étonnant hommage.
Il est minuit trente passé. Certaines personnes viennent de quitter la fête, d'autres attendent la tombola pour, éventuellement, repartir avec la voiture de leur rêve. Une fois de plus, Skoun a su jouer la carte glamour qui lui va si bien. Mettre sa tenue de soirée pour quelques heures, avant de reprendre, très vite, son activité et ses nombreux projets. 
Le Casino du Liban, ancré face à la baie de Jounieh et dans un coin de la mémoire libanaise, semblait attendre depuis longtemps ce revival. Ce retour au glamour de la belle époque d'avant toutes nos guerres. Avec l'intervention du toujours inspiré Samer el-Amin, encore lui, capable aussi bien de fleurir une rue de Gemmayzé de paniers et de rubans que de mettre sur pied un gala de 500 personnes où chaque détail de ces années-là a été retrouvé, dépoussiéré et mis en scène, le casino était royal en ce samedi soir. Entièrement dédiée à la cause de Skoun, « faire renaître la vie, la santé et l'espoir », cette soirée, dans sa troisième...
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