l'Espagne a gagné tous ses matches depuis son sacre de Vienne et reste l'une des meilleures équipes du monde avant d'aborder sa toute première Coupe des confédérations.
Le sélectionneur Vicente Del Bosque, successeur de Luis Aragones, a dressé une liste sans surprise avec « ses » champions d'Europe.
Seuls Andres Iniesta et Marcos Senna, blessés, manquent à l'appel. Gérard Piqué est de son côté arrivé blessé en Afrique du Sud, mais sera certainement apte pour les derniers matches.
Même Santiago Cazorla, le meneur de jeu de poche (1,69 m) de Villarreal, déjà remis de sa fracture du péroné droit, figure dans la liste des 23.
« Je suis pratiquement à 100 % », claironne-t-il.
Casillas, gardien et capitaine, gardera la cage derrière une défense stable : Sergio Ramos, Marchena (ou Piqué), Puyol et Capdevila. Del Bosque devrait profiter du statut bancal de la Coupe des confédérations - à la fois petite compétition officielle et grand tournoi amical - pour donner une chance à des joueurs aussi prometteurs que Piqué, quand il sera rétabli.
Au milieu, Cesc Fabregas (Arsenal/G-B), douzième homme à l'Euro, tentera de gagner sa place de titulaire face aux inamovibles Xabi Alonso (Liverpool/G-B), David Silva (Valence/Esp) et Xavi (Barcelone/Esp). Albert Riera, auteur d'une belle saison avec Liverpool, compte aussi monter dans la hiérarchie hispanique.
Tous les trophées
En attaque, la hiérarchie est très claire : n° 1 Fernando Torres (Liverpool), n° 2 David Villa (Valence), n° 3 Daniel Güiza (Fenerbahçe/Tur), n° 4 : Fernando Llorente (Bilbao/Esp).
La page Raul, 32 ans, le 27 juin, déjà absent de l'Euro, est donc définitivement tournée, malgré sa solide saison au Real (18 buts en Liga).
Del Bosque a tenu à emmener la meilleure équipe possible en Afrique du Sud, afin notamment de ne pas perdre les automatismes.
Pour les gardiens, il y aura peut-être une cape à « gratter » pour Pepe Reina (Liverpool) ou Diego Lopez, impressionnant cette saison dans les buts de Villarreal.
Pour son premier tournoi international, le débonnaire entraîneur à moustache, deux fois vainqueur de la Ligue des champions à la tête du Real Madrid (2000 et 2002), a un peu la pression. Il doit maintenir la cote d'amour d'une sélection qui a enfin trouvé un soutien populaire à la faveur de son triomphe de juin 2008.
Et pour faire mieux qu'Aragones, il doit... remporter le Mondial 2010 !
Mais fidèle à sa méthode, l'homme qui avait su faire cohabiter les stars galactiques du Real Madrid ne s'en fait pas.
Il sait que le talent est là, et après n'avoir rien gagné pendant 44 ans (entre 1964 et 2008), la « Roja » veut tous les trophées.

