Le Conseil des États (Chambre des cantons) s'est prononcé hier, pour la seconde fois, contre les courses sur circuits.
Alors que la première décision avait été prise, en automne 2007, à une faible majorité, celle prise hier l'a été sans opposition.
L'organisation de courses sur circuit pourrait être rentable, mais la discussion ne s'est portée que sur la formule 1, ce qui a faussé les perspectives.
Le projet, lancé par un député du canton d'Argovie, est dès lors enterré alors même que par deux fois, une majorité du Conseil national (Chambre basse) s'est prononcée pour la levée de l'interdiction de ces courses.
L'interdiction avait été prononcée il y a un demi-siècle déjà, en 1958, suite à un accident survenu sur le circuit du Mans, en France, où plus de 80 spectateurs avaient trouvé la mort en juin 1955.
Les victimes avaient été tuées par la voiture du pilote français Levegh qui était sortie de la route puis avait explosé.
L'accident avait soulevé une intense émotion, notamment parce que les organisateurs n'avaient pas arrêté la course.
Par la suite, des mesures de sécurité beaucoup plus strictes ont été prises sur tous les circuits du monde. Les interdictions de courses ont été relativement rapidement levées dans les pays qui avaient pris cette mesure.
En Suisse, où, faute de place, les courses étaient organisées sur des routes normales aménagées en boucles, l'interdiction a subsisté notamment pour des raisons de sécurité puis de pollution.


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