En défense déjà où il a tout tenté avec Coutney Lee pour limiter Kobe Bryant parti sur des bases stratosphériques (17 des 19 derniers points de Los Angeles dans le premier quart-temps !). Mais surtout en attaque. Auteur de 18 points (à 7 sur 11 aux tirs), dont 10 dans le dernier quart-temps, 2 rebonds, 2 passes décisives et 3 interceptions, l'ancien Palois a parfaitement rempli sa feuille de stats après un match 2 difficile où il a été limité par les fautes. Et il a surtout été au rendez-vous quand le Magic avait le plus besoin de lui : dans le money time. Le Guadeloupéen a ainsi signé une « claquette-dunk » de toute beauté à deux minutes de la fin alors que les Lakers étaient revenus à 99-99.
Il ne s'emballe pas
Un dunk déterminant selon Stan Van Gundy. « Sa claquette-dunk a été une clé du match. À ce moment-là, on doutait, on ne faisait pas les bons choix et Mike arrive, suit le shoot de Turkoglu et la met dedans. Je pense que c'est peut-être le panier le plus important de la rencontre », a réagi l'entraîneur d'Orlando. « J'ai essayé de montrer à Dwight un petit smash de Superman. J'ai essayé de lutter dans la même cour que lui un petit peu », a glissé malicieusement Piétrus à la fin du match.
Cerise sur le gâteau, une minute trente après cette action d'éclat, il a assuré deux lancers francs capitaux pour mettre le Magic à l'abri, 106-102, à la suite d'une interception sur Kobe grâce à Dwight Howard. Assailli par les journalistes à la fin du match, l'international français ne s'enflammait pas. « Je n'ai pas à être fier de moi, explique le Français. Ce n'est pas mon genre. Il y a dix ans, j'aurais été fier de moi, mais là, non. Je sais que lors du match n° 4, il faudra revenir, refaire la même chose, et que c'est ça le plus dur. »
S'il joue la carte de la modestie, Air France aurait pourtant des raisons de savourer. Lui qui a longtemps rêvé être un arrière voltigeur et est trop souvent résumé en attaque à son shoot à trois points en NBA a su adapter son jeu pour venir appuyer là où les Lakers s'y attendaient le moins. Malgré des soucis avec son shoot extérieur (0 sur 3 aux primés), il a brillé avec des pénétrations, des contre-attaques et même un fadeway sublime devant Walton. Comme à ses plus heures en Pro A. Son frère Florent, présent dans les tribunes, a dû apprécier le show... « Mon frère n'a jamais eu la chance de jouer en NBA. Donc j'essaye de gagner pour lui. Il serait tellement content si je pouvais dérocher un bague », avoue MP. Le Magic en est encore loin. Même si avoir un Piétrus à ce niveau pour les prochains matches permettrait sûrement à la franchise floridienne d'y croire un peu plus encore...


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