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Liban

Sleiman appelle les Libanais à se donner la main dès aujourd’hui

Le président de la République, Michel Sleiman, a appelé hier les Libanais à « baisser le ton du discours politique, après l'annonce des résultats, et à se tendre la main pour construire le Liban ensemble. Si nous ne parvenons pas à le faire, et si la tension demeure, nous perdrons tous ».
Le chef de l'État, qui a voté hier matin dans son fief de Amchit, à Jbeil, a affirmé au sortir du bureau de vote : « La démocratie est un don que l'on devrait préserver et qui fait la spécificité du Liban au Moyen-Orient. » Il a également réitéré des propos qu'il avait déjà tenus la veille, selon lesquels le président de la République se tient à égale distance de tous, qu'il soutient toutes les parties et qu'il a la démocratie comme souci principal.
Le président Sleiman a également indiqué que le dialogue devait se poursuivre en permanence et que la tenue de la table de dialogue dépendait des résultats des élections. Il a ajouté que le prochain gouvernement devrait être un cabinet d'union nationale.
« Comment ont-ils su que je soutenais certains candidats contre d'autres ? Je soutiens les Libanais et l'intérêt libanais général, et cela transparaît dans l'ensemble de mes actes », a-t-il dit. Concernant les élections de Jbeil, et la réponse aux propos tenus vendredi par le président de la Chambre Nabih Berry, qui l'avait appelé à lever tous les doutes concernant son rôle éventuel dans l'alliance Souhaid-Khoury à Jbeil, le président a dit : « Nous avons déjà clarifié ce point, et tout le monde a compris. »
Le chef de l'État a par ailleurs estimé qu'il était hors de question qu'il réponde aux propos tenus samedi par le patriarche maronite. « Le patriarche maronite met en garde contre les dangers qui guettent le Liban. Nous savons quels sont ces dangers. Le danger principal pour l'entité libanaise est le danger israélien. Israël ne veut pas que le Liban reste un pays de convivialité pour prouver sa théorie selon laquelle il est impossible de donner aux Palestiniens leurs droits. Le second danger qui guette le Liban vient de ses propres habitants, s'ils torpillent la démocratie dont nous bénéficions », a-t-il indiqué.
« Ces élections sont un acte démocratique. L'essentiel, c'est que l'État n'intervienne pas au détriment de la logique l'État dans cette opération », a-t-il noté, avant de se féliciter du processus électoral et de son déroulement en un seul jour. « Il s'agissait d'une grande expérience pour les institutions de l'État, sécuritaires, administratives et judiciaires », a-t-il conclu.

Le président de la République, Michel Sleiman, a appelé hier les Libanais à « baisser le ton du discours politique, après l'annonce des résultats, et à se tendre la main pour construire le Liban ensemble. Si nous ne parvenons pas à le faire, et si la tension demeure, nous perdrons tous ». Le chef de l'État, qui a voté hier matin dans son fief de Amchit, à Jbeil, a affirmé au sortir du bureau de vote : « La démocratie est un don que l'on devrait préserver et qui fait la spécificité du Liban au Moyen-Orient. » Il a également réitéré des propos qu'il avait déjà tenus la veille, selon lesquels le président de la République se...
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