Jeudi dans le match n° 1, la vedette des Los Angeles Lakers a sorti les crocs, au sens propre du terme. Toutes dents dehors sur de nombreuses actions, il a démontré sa détermination, son envie, sa motivation, sa rage au cours d'un match à donner le tournis à n'importe quel défenseur.
Pour la première fois de sa carrière, le n° 24 des Lakers a marqué 40 points dans un match de finale NBA alors qu'il jouera à Los Angeles son 29e.
Sept ans après son dernier titre NBA, cinq ans après avoir été expédié en finale face à Detroit et un an après s'être fait « botter les fesses » au même stade par Boston, selon sa propre expression, Bryant est déterminé à gagner une quatrième bague de champion. À l'extrême. Même en dehors des parquets.
Le trentenaire a ainsi révélé que, depuis quelques jours, ses deux filles l'appelaient « grincheux », comme l'un des 7 nains de Blanche Neige, parce qu'il fait la moue à la maison. Il l'a quand même expliqué en souriant.
Mais ce n'est pas pour autant que la salle d'interview lui sert de sas de décompression. Mâchoires serrées, traits tendus, il y économise ses mots, répond sèchement et fait au plus court. Il concocte de petites phrases, mais pas de celles dont se régalent les journalistes. Plutôt des phrases petites.
« Le couvert est mis »
Veut-il montrer à LeBron James qui est le meilleur joueur du monde ? À Shaquille O'Neal qu'il peut remporter un titre sans lui ? « Rien de tout ça, tranche l'intéressé, j'en veux une autre (bague), c'est tout. »
« Je le veux tellement, je le veux plus que tout, décrit-il. Quand tu donnes tout ce que tu as, tu ne contrôles pas forcément le langage de ton corps. »
« Les deux dernières fois que nous sommes allés en finale, nous avons échoué. Cette fois, nous sommes murés dans cette volonté. Je suis concentré là-dessus. »
« J'ai géré toute la saison régulière en vue de ces play-offs. Maintenant le couvert est mis. » Et Bryant a été le premier à participer au festin, avec notamment un troisième quart-temps à 18 points (15 pour Orlando).
À ce train-là, il est parti pour décrocher une des dernières récompenses individuelles, qui manque à son palmarès NBA : le titre de meilleur joueur (MVP) de la finale.
Les trois années consécutives où les Lakers ont été champions, de 2000 à 2002, c'est O'Neal qui a chaque fois été sacré. Toujours le « Shaq »...
Entre Los Angeles, pays de Disney Land, et Orlando, fief de Disney World, Kobe Bryant n'est pas là pour faire du tourisme. Il est en voyage d'affaires.
Iran : huit hauts diplomates d'Europe et du Moyen-Orient à Istanbul