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Lifestyle - Société

En Irak, le nombre de mariages augmente, mais leur prix aussi

La réception nuptiale peut coûter jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Haïdar Naïm, un chiite de Bagdad, veut rattraper le temps perdu par six ans de guerre et de violences confessionnelles, et se marier rapidement avec sa petite amie sunnite même s'il n'a pas assez d'argent pour louer un appartement. Alors que ces violences ont nettement baissé en intensité, les jeunes couples font face à un nouveau défi pour bâtir une famille : la cherté croissante de la vie. « J'ai voulu me marier il y a deux ans mais la situation sécuritaire était mauvaise », explique Haïdar, un garçon jovial de 26 ans, propriétaire d'une boutique de téléphone mobile dans le quartier à majorité sunnite de Saidiyah, dans le sud de Bagdad. « Il y a trois mois, je me suis présenté avec ma famille au domicile des parents de Yasmine pour préparer notre union à la fin du mois. Mais maintenant, le problème est de disposer d'assez d'argent pour louer une maison », explique-t-il.
Ses soucis sont partagés par la quasi-totalité des jeunes couples de la capitale. Après des années d'économie dirigée et de produits alimentaires subventionnées, le pays s'est tourné vers une économie libérale qui a suivi l'invasion conduite par les États-Unis en mars 2003. Ceci a eu un double effet : de nouveaux produits sont arrivés en grand nombre sur le marché irakien mais l'inflation a explosé, rendant la vie chère, notamment pour les jeunes. « Je ne peux ni louer une maison ni même acheter (des bijoux) en or pour ma promise comme le veut la tradition. Certaines familles réclament des dots très élevées ou un appartement pour leurs filles, sans tenir compte de la situation financière des prétendants », assure Ahmad Hamid, 35 ans. « J'ai déjà du mal à subvenir aux besoins de ma famille, de ma mère et de ma sœur. Avec un salaire quotidien de 10 000 dinars (8,5 USD), comment puis-je mettre de l'argent de côte pour me marier ? » ajoute ce gardien d'un parking du centre de Bagdad.
Selon le ministère de la Justice, les mariages sont pourtant en augmentation. 243 053 en 2008 contre 217 221 l'année précédente. Mais ces mariages coûtent cher, jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et conformément à la tradition, c'est le futur marié qui paye.
Beaucoup de jeunes couples aimeraient trouver une maison et s'y installer immédiatement après le mariage. Mais le coût faramineux d'une installation les force souvent à résider pendant plusieurs mois voire plusieurs années chez leurs parents. « J'ai attendu deux ans avant de trouver une maison que je loue 340 USD par mois. Mais la famille de ma fiancée est exigeante : j'ai acheté pour 2 700 dollars de bijoux en or et maintenant je travaille pour meubler l'appartement », assure Hossam Amir, un fonctionnaire de 28 ans. Les prix des propriétés à Bagdad ont connu une hausse vertigineuse l'an dernier avec l'amélioration de la sécurité et cette tendance va se poursuivre en raison du manque de logements, selon les agents immobiliers. 
Haïdar Naïm, un chiite de Bagdad, veut rattraper le temps perdu par six ans de guerre et de violences confessionnelles, et se marier rapidement avec sa petite amie sunnite même s'il n'a pas assez d'argent pour louer un appartement. Alors que ces violences ont nettement baissé en intensité, les jeunes couples font face à un nouveau défi pour bâtir une famille : la cherté croissante de la vie. « J'ai voulu me marier il y a deux ans mais la situation sécuritaire était mauvaise », explique Haïdar, un garçon jovial de 26 ans, propriétaire d'une boutique de téléphone mobile dans le quartier à majorité sunnite de Saidiyah, dans le sud de Bagdad. « Il y a trois mois, je me suis présenté avec...
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