La croissance des bénéfices des banques Alpha sur les trois premiers mois s'explique par l'augmentation de 16,6 % des revenus financiers nets qui a contrebalancé la hausse des dépenses opérationnelles de 15,4 % et la hausse des impôts sur le revenu de 27 %. La hausse des revenus financiers nets a, quant à elle, été portée par l'accroissement des revenus d'intérêts nets de 19,6 % et des revenus non liés aux intérêts de 17,6 %. Selon le rapport, le ratio des revenus non liés aux intérêts sur le total des revenus financiers a atteint 28,7 % fin mars, contre 29,1 % un an plus tôt et 31,4 % fin 2008, révélant un recul au niveau de la diversification de l'activité bancaire. Le rapport note toutefois que ce ratio demeure élevé par rapport à celui d'autres institutions bancaires de par le monde et insiste sur la croissance à deux chiffres des revenus non liés aux intérêts qui reflète une évolution à contre-courant des revenus des banques locales. Le rapport s'attarde, en parallèle, sur la croissance des profits des onze plus grandes banques du pays, malgré la hausse de 308,1 % des provisions nettes au cours du premier trimestre dans un contexte de crise financière.
Globalement, la hausse des revenus découle autant d'un effet volume, reflété par la croissance de 12,7 % des bilans, que d'un effet prix, sachant que la marge nette des intérêts est passée de 1,94 % sur les trois premiers mois de 2008 à 2,06 % fin mars. Le rendement net des fonds propres a augmenté de 0,21 %, passant de 11,44 % à 11,65 %, tandis que le rendement moyen des actifs a augmenté de 0,03 %, passant de 1,02 % à 1,05 % fin mars.
Enfin, le rapport souligne l'expansion géographique des onze premières banques, dont le nombre total d'agences a atteint 831 fin mars, contre 814 fin 2008 et 776 un an plus tôt. Quant au nombre d'employés, il a augmenté de 1,7 % depuis décembre dernier, passant de 18 584 à 18 900 fin mars, en dépit de l'adoption d'une politique plus conservatrice visant à réduire les coûts. Cette politique a d'ailleurs porté ses fruits au premier trimestre de l'année, comme en témoigne la diminution du ratio des coûts sur les revenus, qui a régressé de 1,65 points, à 52,86 % fin mars.

