« J'espère juste être prêt. J'ai une belle revanche à prendre et j'espère que je vais y arriver », a dit le Français qui n'a jamais battu le Suisse, aujourd'hui deuxième à l'ATP, en quatre confrontations.
Cette fois, c'est en quart de finale que les deux joueurs vont en découdre avec des ambitions renforcées par la disparition de l'ogre Rafael Nadal qui restait sur quatre succès de rang Porte d'Auteuil.
Contrairement à l'an passé, Monfils, actuellement 10e mondial, n'a pas gâché beaucoup d'énergie au fil de son parcours, ne perdant qu'un set sur la route des quarts de finale alors que Federer en abandonnait quatre, dont deux face à l'Allemand Tommy Haas en huitièmes de finale.
« Je pense que ça l'a aidé de ne pas faire de match en cinq sets durant les premiers tours. D'après ce que j'ai vu, il est en bonne forme », se méfie Federer.
« Je connais Gaël, je l'ai joué plusieurs fois, il est toujours un peu "up and down", tu ne sais jamais à quoi t'attendre. Mais il a un jeu qui est en place maintenant, il est plus calme qu'avant, quand il jouait ses premiers Roland-Garros. »
Les deux hommes ont eu jusque-là le soutien du public français, Federer bénéficiant d'un capital sympathie certain à force de se faire barrer la route du seul tournoi du grand chelem manquant à son palmarès par Nadal.
Un quart Serena-Kuznetsova
« Oui, mais on est en France et je suis français. C'est sûr, le public français aime bien Fed', mais c'est un peu comme l'année dernière. J'espère que le public sera un peu plus pour moi, je pense qu'ils vont me soutenir », a dit Monfils.
Le vainqueur de cette rencontre ne sera plus qu'à une marche de la finale. Il trouvera encore sur son chemin le gagnant de l'autre quart de finale du jour entre l'Argentin Juan Martin del Potro, tête de série n° 5, et l'Espagnol Tommy Robredo, n° 16.
Tous deux ont avancé dans l'ombre, Del Potro découvrant la lumière du Central lors de sa confrontation avec Jo-Wilfried Tsonga, qu'il a balayé en huitième de finale.
Robredo a tracé son chemin lui aussi dans la discrétion, écartant au passage Philipp Kohlschreiber, qui avait sorti sans ménagement Novak Djokovic, l'un des outsiders pour le titre.
Du haut de son mètre 98 et de ses 20 ans, l'Argentin compte une victoire sur son futur adversaire à Madrid, en 2006. Et à l'époque, il n'était pas encore cinquième mondial...
Dans le tableau féminin, Serena Williams, seule joueuse encore en lice à s'être déjà imposée sur la terre battue parisienne en 2002, tiendra le haut de l'affiche.
Deuxième mondiale, l'Américaine sera opposée à la Russe Svetlana Kuznetsova, tête de série n° 7 et finaliste en 2006, contre qui elle n'a perdu qu'une seule rencontre sur dur à Stuttgart en 2005.
Williams a remporté leurs cinq autres confrontations, la dernière au terme d'un quart de finale en trois sets à l'Open d'Australie cette année, où elle s'est adjugé son dixième titre du grand chelem. L'autre quart de finale de la journée mettra aux prises les surprenantes Samantha Stosur et Sorana Cirstea. L'Australienne, tête de série n° 30, et la Roumaine, 41e mondiale, ne se sont jamais rencontrées.


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