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Culture - Vient De Paraître

Quand la pub fait de la politique

« Advertised to death, lebanese poster boys », aux éditions Arab Printing Press. Une recherche de Paula Schmitt sur la publicité en politique au Liban.
Dédié au Liban, « mon pays d'adoption, mon miroir, comme l'indique son auteur, et aux Libanais qui se réunissent sur la corniche, unis dans leurs différences, célébrant le même coucher de soleil », cet ouvrage tente de disséquer les panneaux d'affichage politiques. Paula Schmidt ne pouvait rêver de thème plus actuel pour son ouvrage en cette semaine d'effervescence législative. Une étude qui, dit-elle, ne représente pas son opinion du Liban. Il s'agit de sa thèse de masters à l'AUB, étoffée de commentaires et d'une correspondance qu'elle a rédigée pour un magazine brésilien.  « La publicité politique est si foisonnante qu'elle fait désormais partie du paysage et passe ainsi souvent inaperçue », écrit la journaliste brésilienne.
Schmitt voulait, à l'origine, répertorier les images et cataloguer cette forme d'affichage qu'elle trouvait assez amusante, « une diversion dans ces rues dénudées de bancs publics, d'arbres et de parcs.  Mais, comme il s'agissait d'une thèse, il fallait également interpréter, dit-elle. C'est alors que j'ai réalisé que ce travail n'était plus amusant. »
Et de poursuivre : « Tout en étant allégoriques et parfois même attendrissants, les affiches et panneaux ne reflètent pas seulement la réalité communautaire, mais contribuent à la perpétuer. Signes, poses prises, iconographie religieuse et personnes décédées sont tous utilisés pour faire passer un message, et nous sommes souvent les réceptionnaires involontaires... »
Ce livre essaie d'identifier certains messages transmis par ces panneaux, de façon à ce que les lecteurs puissent les contester ou y adhérer, lit-on dans l'introduction. La forme du message (de propagande) est-elle en conformité avec son essence (l'idéologie du messager) ou la contredit-elle ? Plus important encore, le message de propagande contredit-il quelque chose qui n'était pas supposé faire partie du discours ? « Les panneaux d'affichage au Liban sont de bons médias pour nous aider à décerner les divergences contenues dans le langage volontairement ambigu et contradictoire utilisé pour manipuler le public, justifier une certaine rhétorique politique et identifier les moyens utilisés pour faire passer en douceur la pilule idéologique du message. »
La journaliste a également remarqué que le contenu des affiches « vise à provoquer et intimider les opposants. Non pas à rallier de nouveaux partisans. Elles sont là pour affirmer les orientations politiques et idéologiques d'une rue, d'un secteur ou d'une région. Ou, tout simplement, pour en établir sa confession. L'affiche peut être également l'illustration d'un certain clientélisme plutôt que d'être la manifestation d'un soutien populaire, authentique et spontané. »
Au fil des pages, images à l'appui, bien évidemment, Paula Schmitt démontre que les « billboards » aident à promouvoir trois composantes insidieuses de la culture politique libanaise : le sectarisme, le clientélisme et le culte de la personnalité.
Dédié au Liban, « mon pays d'adoption, mon miroir, comme l'indique son auteur, et aux Libanais qui se réunissent sur la corniche, unis dans leurs différences, célébrant le même coucher de soleil », cet ouvrage tente de disséquer les panneaux d'affichage politiques. Paula Schmidt ne pouvait rêver de thème plus actuel pour son ouvrage en cette semaine d'effervescence législative. Une étude qui, dit-elle, ne représente pas son opinion du Liban. Il s'agit de sa thèse de masters à l'AUB, étoffée de commentaires et d'une correspondance qu'elle a rédigée pour un magazine brésilien.  « La publicité politique est si foisonnante qu'elle fait désormais partie du...
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