L'autre quart de finale du haut de tableau, orphelin du n° 1 mondial, opposera l'Écossais Andy Murray au bombardier chilien Fernando Gonzalez dans un match qui s'annonce très équilibré.
Chez les dames, les deux premiers quarts de finale sont phagocytés par des filles de l'Est. La Russe Dinara Safina, n° 1 mondiale, partira avec les faveurs des pronostics face à la Belarusse Victoria Azarenka. L'autre Russe, l'ex-n° 1 mondiale Maria Sharapova, tentera d'atteindre pour la deuxième fois les demi-finales à Paris, face à la Slovaque Dominika Cibulkova.
Mais l'inconnue du jour sera d'abord de voir comment réagira Soderling après avoir créé l'une des plus grandes surprises de l'histoire en grand chelem.
Avoir commencé à réaliser l'étendue de son exploit peut lui donner des ailes ou, au contraire, lui couper les jambes. Sachant qu'il aura besoin de toutes ses cuisses pour résister à la cadence terrible qu'imprime Davydenko du fond du court.
Après des mois perturbés par les blessures, le Russe, n° 10 mondial, n'était pas forcément attendu à ce stade de la compétition cette année à Roland-Garros. Mais maintenant qu'il y est, il faudra compter avec lui.
Il l'a prouvé en laminant Fernando Verdasco en trois sets ce week-end.
Et c'est lui qui, avec Roger Federer de l'autre côté du tableau, possède les résultats les plus probants des joueurs encore en course, avec deux demi-finales, en 2005 et 2007 à Paris.
« Je suis juste venu ici pour le plaisir, vous savez, gagner quelques matches », a-t-il déclaré.
On n'est pas obligé de le croire, maintenant que l'épouvantail Nadal est parti.
Les deux joueurs se sont déjà rencontrés à cinq reprises. Soderling mène 3-2 et bizarrement c'est lui, le spécialiste des surfaces rapides, qui a remporté leurs deux duels sur terre battue, les deux fois à Monte-Carlo, en 2006 et 2007. Encourageant pour le Suédois.

