Mustapha Ben Jaafar candidat à la présidentielle
L'opposant tunisien Mustapha Ben Jaafar a été investi candidat à l'élection présidentielle d'octobre prochain en Tunisie à l'issue d'un congrès de son parti, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL). Mustapha Ben Jaafar, 69 ans, dirige le FDTL, petite formation membre de l'Internationale socialiste, qu'il a lui-même fondée en 1994 mais qui est restée sans siège au Parlement malgré sa légalisation en 2002. Ce médecin, qui avait été en 1976 un des fondateurs de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme, a la réputation d'être un fin politicien, à la fois ferme et modéré. Afin de disposer d'un lieu public pour la tenue de son premier congrès, M. Ben Jaafar a indiqué que sa formation avait dû écrire au président de la République. Une partie de l'opposition se dit souvent interdite d'espaces pour organiser ses activités.
Koweït
L'émir appelle à en finir avec les crises politiques
L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a appelé hier, en inaugurant le nouveau Parlement, à la fin des crises politiques empêchant la relance économique de ce riche émirat pétrolier du Golfe. « Nous devons dépasser cette phase (...) et construire la nation », a déclaré l'émir lors de l'inauguration du Parlement élu le 16 mai dans lequel quatre femmes sont entrées pour la première fois. Le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, un neveu de l'émir, a affirmé la volonté de son cabinet de coopérer avec le Parlement. Mais avant même que les élus et les membres du cabinet ne prêtent serment, quatorze députés ont quitté la séance pour protester contre le fait que le nouveau gouvernement n'a pas présenté son programme.
Yémen
Quatre morts et 13 blessés au Sud depuis samedi
Quatre personnes, dont un policier, ont été tuées et 13 autres blessées dans une série de troubles samedi soir et dimanche au sud du Yémen sur fond d'appels à une sécession de cette région. Des villes du sud du Yémen, qui était un pays indépendant avant l'unification de 1990, connaissent depuis des semaines une agitation et un mécontentement social, attribués par les autorités de Sanaa à des « éléments séparatistes ». S'estimant victime de discrimination de la part du pouvoir central, une partie de la population de ce qui fut, jusqu'en mai 1990, le Yémen du Sud, estimée à quatre millions d'habitants, réclame aujourd'hui l'indépendance.
Grande-Bretagne
Scandale des notes de frais : Brown exclut de démissionner
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a exclu hier de démissionner malgré la crise politique suscitée par le scandale des notes de frais des députés qui a fait plonger son parti, le Labour, dans les sondages à l'approche des élections européennes et locales. Le Premier ministre a estimé que les abus commis par les députés et certains de ses ministres pour leurs défraiements étaient « atterrants » et « heurtaient tout ce en quoi (il) croyait », dans une interview à la chaîne BBC1. D'après un sondage publié par le Daily Telegraph hier, les travaillistes n'obtiendraient que 22% des votes si des élections législatives étaient organisées, arrivant au troisième rang derrière les conservateurs et les libéraux-démocrates.
Birmanie
La junte justifie le procès d'Aung San Suu Kyi qui se dit « persécutée »
Les autorités birmanes ont accusé hier l'opposante birmane Aung San Suu Kyi d'avoir « caché » la présence d'un Américain chez elle, justifiant ainsi son procès en cours, alors que le prix Nobel de la paix a accusé la junte de la « persécuter ». Face aux appels de la communauté internationale en faveur d'une libération du prix Nobel de la paix, privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années, la junte a de nouveau appelé « les pays étrangers (à) s'abstenir d'interférer dans les affaires intérieures de la Birmanie ».
Géorgie
Reconnue par Moscou, l'Ossétie du Sud élit son Parlement
L'Ossétie du Sud, république séparatiste géorgienne, élisait hier son Parlement dans le premier scrutin depuis la guerre russo-géorgienne d'août pour le contrôle de ce territoire reconnu dans la foulée par Moscou, dénoncé comme « illégal » par l'opposition. L'enjeu du scrutin, outre la reconstruction de ce petit territoire de 50 000 habitants, est l'avenir de son président Edouard Kokoïty, ancien champion de lutte qui cherche à s'assurer une large majorité au Parlement afin de pouvoir amender la Constitution et briguer un nouveau mandat en 2010. L'opposition locale, également prorusse, accuse le président de détourner les fonds envoyés par Moscou pour reconstruire la république.
Désarmement
Les négociations russo-américaines reprennent aujourd'hui à Genève
Russes et Américains se retrouvent aujourd'hui à Genève pour un second round de négociations sur les accords START 1 de réduction de leurs arsenaux nucléaires, devant préparer la rencontre de juillet entre les présidents Dmitri Medvedev et Barack Obama. Comme lors de leur première rencontre à Moscou les 19 et 20 mai, les deux délégations ont une nouvelle fois l'intention de ne rien laisser filtrer du contenu de ces discussions, qui se dérouleront durant trois jours à huis clos dans un lieu tenu secret à Genève.
États-Unis
Obama honore une promesse de campagne en emmenant son épouse au théâtre
Le président américain Barack Obama a honoré samedi soir une promesse faite à son épouse Michelle durant la campagne présidentielle de 2008, en l'emmenant assister à une représentation de la pièce d'August Wilson Joe Turner's Come and Gone, à Broadway, le quartier des spectacles de New York. Les républicains ont immédiatement saisi l'occasion de ce voyage pour accuser Barack Obama de se distraire avec l'argent du contribuable. « J'emmène mon épouse à New York parce que je lui ai promis durant la campagne que je l'emmènerai assister à un spectacle à Broadway quand tout serait terminé », a répondu le président Obama dans un communiqué.
Russie
20 personnes brutalement interpellées dans une manifestation anti-Poutine à Moscou
Le chef du Parti national-bolchevique Edouard Limonov et près de 20 autres opposants ont été brutalement interpellés hier à Moscou alors qu'ils tentaient de manifester contre le Premier ministre russe Vladimir Poutine, a constaté une journaliste de l'AFP. « La mairie n'a pas autorisé la manifestation. Limonov a l'intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Nous commençons à travailler pour cet objectif dès maintenant », a déclaré à la presse Sergueï Aksionov, l'un des organisateurs du rassemblement. La place où devait avoir lieu la manifestation a été bouclée par une quarantaine de cars de police, et plusieurs centaines de policiers étaient mobilisés.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef