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Liban

Le Liban et le Moyen-Orient à la table du Conseil de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, a présidé hier une réunion du Conseil de sécurité à un niveau ministériel pour débattre de la question du Moyen-Orient, notamment du Liban. La délégation russe, dont le pays assure la présidence du Conseil pour le mois de mai, a pris l'initiative d'organiser la réunion, donnant ainsi l'opportunité d'examiner l'importante question du Moyen-Orient dont le conflit israélo-palestinien constitue le principal nœud gordien. Cette réunion prépare aussi la conférence internationale sur le Moyen-Orient prévue à Moscou en présence du président américain Barak Obama les 6-8 juillet prochain.
La réunion a eu lieu en présence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, du ministre fédéral pour l'Europe et pour les Affaires internationales, Michael Spindelegger, des ministres des Affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, du Royaume-Uni, David Miliband, de la Turquie, Ahmet Davutoglu, du Costa Rica, Bruno Stagno, du Japon, Shintaro Ito, de la Croatie, Davor Bozinovic. Israël et l'Autorité palestinienne n'étaient pas invités à prendre part aux discussions. En l'absence de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, c'est la représentante des États-Unis auprès de l'ONU, Susan Rice, qui a représenté son pays à ce débat.

Les élections au Liban
La souveraineté et l'indépendance du Liban, l'application sans conditions des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la 1559 et la 1701, et les élections législatives du 7 juin ont été relevées dans tous les discours des intervenants. Évoquant les élections, Mme Rice a déclaré d'une voix claire et ferme : « Les élections doivent être libres et équitables, loin de toute violence ou interférence. Nous continuons à soutenir l'entière application des résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU pour protéger le Liban, et l'aider à assurer sa souveraineté et son indépendance. Nous devons continuer à insister pour que cesse le transfert des armes, et pour la dissolution et le désarmement des milices libanaises et non libanaises, y compris le Hezbollah. »

Pas de négociations G-B - Hezbollah »
« Le réarmement du Hezbollah est en infraction avec la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU, et l'Iran exploite la misère des Palestiniens pour atteindre ses objectifs », a déclaré pour sa part le chef du Foreign Office, David Milliband. Prié de dire si son gouvernement a entrepris des négociations avec le Hezbollah, le ministre britannique a réitéré devant les journalistes la position de son gouvernement vis-vis du parti de Dieu, précisant clairement qu'« il n'y a pas de négociations entre le Royaume-Uni et le Hezbollah. Il est clair que ce parti doit appliquer la résolution 1701, a-t-il dit. Nous avons affirmé que nous rencontrerons le Hezbollah en temps de paix lorsqu'elle aura lieu. Mais aucune rencontre n'a eu et n'aura lieu », a-t-il précisé. Et d'ajouter : « Le Liban est dans la phase de la campagne électorale, nous espérons que ces élections se dérouleront loin de toute peur et violence, et que les partis s'engageront dans la voie de l'intégrité démocratique et la structure constitutionnelle. »
Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, a présidé hier une réunion du Conseil de sécurité à un niveau ministériel pour débattre de la question du Moyen-Orient, notamment du Liban. La délégation russe, dont le pays assure la présidence du Conseil pour le mois de mai, a pris l'initiative d'organiser la réunion, donnant ainsi l'opportunité d'examiner l'importante question du Moyen-Orient dont le conflit israélo-palestinien constitue le principal nœud gordien. Cette réunion prépare aussi la conférence internationale sur le Moyen-Orient prévue à Moscou en présence du président américain Barak Obama les 6-8 juillet...
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