La Norvège a détecté deux premiers cas chez des personnes de retour du Mexique, devenant le 30e pays touché par le virus mutant A (H1N1), qui combine des souches porcines, aviaire et humaine, et pour lequel il n'existe pour le moment pas de vaccin. Avec la mort d'un homme de 53 ans qui souffrait par ailleurs de diabète et d'une affection pulmonaire, le Costa Rica est le quatrième pays au monde et le premier d'Amérique centrale à compter des cas mortels. Les États-Unis ont annoncé un troisième décès, celui d'un homme d'une trentaine d'années qui avait des antécédents cardiaques. C'était le premier décès dans ce pays hors de l'État du Texas, frontalier du Mexique, épicentre initial de l'épidémie.
Selon le plus récent bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les États-Unis concentrent plus de la moitié des cas avérés de grippe porcine répertoriés dans le monde (2 254 sur un total de 4 379), très loin désormais devant le Mexique (1 626). Ce bilan de l'OMS n'inclut pas encore les nouveaux cas annoncés par les autorités au cours des dernières heures dans certains pays. Un nouveau cas a été découvert en Chine, selon l'agence Chine nouvelle, après l'annonce le 1er mai d'un premier cas à Hong Kong. Ce nouveau cas détecté dans le Sichuan concerne un homme qui venait de rentrer des États-Unis via Tokyo. La Suède a enregistré son second cas, et la France son treizième.
L'OMS maintient un niveau d'alerte élevé de 5 (de quasi-pandémie) sur 6, avertissant que le virus pouvait connaître une atténuation pendant l'été puis une résurgence à l'automne dans l'hémisphère Nord. Au Mexique, l'épidémie semblait refluer, le dernier cas mortel datant du 4 mai. Ailleurs dans le monde, le Japon, jusque-là épargné, a confirmé hier 4 cas avérés de grippe porcine touchant un enseignant et trois étudiants, de retour d'un voyage en Amérique du Nord.

